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Евгений Шмурло – Вольтер и его книга о Петре Великом (страница 87)

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Comme il avait déjà fait souvent, Voltaire suivit l’avis du critique sans renoncer à la forme préalablement adoptée.

N. 468. – Les membres de ce sacré synode assemblés avaient le même rang que les sénateurs; mais aussi ils dépendaient du prince, ainsi que le sénat (603).

SEC. p. 4, l. 18. avoient le même rang que les sénateurs. Il n’y a proprement aucun rang affecté à leur dignité excepté celui qui resuite de la préeminence de leurs diocèses, et qu’ils observent entre eux, mais la synode en corps est réputé avoir le même rang que le sénat, parce que ces deux tribunaux suprêmes envoyent réciproquement des comunications et que tous les autres collèges et tribunaux en reçoivent des ordres.

N. 469. – le nouveau code écclésiastique (603).

SEC. ibid., l. 12. nouveau code. On l’appelle Règlement écclésiastique. C’est sous ce nom qu’il est imprimé et connu en Russie.

N. 470. – L’empereur choisissait un évêque, et synode le sacrait. Pierre présidait souvent à cette assemblée. Un jour qu’il s’agissait de présenter un évêque, le synode remarqua qu’il n’avait encore que des ignorants à présenter au czar… (603–604).

SEC. le Tsar choisissait etc. En parlant de ce monarque après la paix de Neustadt il paroit plus convenable de le nommer toujours empereur au lieu de Tsar.

Même observation qu’au N. 467.

N. 471. – Sitôt qu’un homme est ordonné sous-diacre en Russie, on l’obligé de prendre une femme: il devient prêtre, archiprêtre; mais, pour devenir évêque, il faut qu’il soit veuf et moine (605).

SEC. p. 9, l. 24. il faut qu’il se marie. Les évêques russes ne se marient point et les moines ne deviennent jamais curés ou prêtres séculiers. Ils passent ordinairement par quelques degrés monastiques, avant que de parvenir à l’épiscopat, c’est-à-dire on les fait premièrement hyeromonacs, ou moines-prêtres, puis archimandrites, ou abbés et enfin évêques et archevêques. Les curés tant dans les villes que villages ne sont jamais tirés de l’ordre monastique; ce sont des séculiers qui doivent absolument être mariés ou l’avoir été une fois, car suivant le rite de l’église Grecque ils n’oseroient se remarier. On les fait premièrement sous-diacres, et dès lors ils sont obligés de prendre une femme, ensuite diacres, après popes ou prêtres, et enfin protopopes ou archiprêtres. Un pope ou protopope ne sauroit devenir évêque à moins que d’être veuf et qu’il n’embrasse l’état monastique.

Voltaire corrigea l’erreur essentielle concernant le mariage des évêques et y ajouta en quelques mots, en laissant de côté les détails, le contenu de l’information reçue.

N 472. – Pierre défendit à tous les curés d’employer plus d’un de leurs enfants au service de leur église (605).

SEC. ibidem. Pierre leur défendit. C’est aux prêtres séculiers qu’il a fait cette défense.

Voltaire se crut le droit de négliger cette observation qui lui sembla superflue. Quelques lignes plus haut, dans la note précédente, (voir N. 471) on lui avait déjà expliqué que: «Les curés ne sont jamais tirés de l’ordre monastique: ce sont des séculiers qui doivent absolument être mariés».

N. 473. – Görtz et Gyllenborg étaient déjà au congrès (608).

SEC. p. 3, l. 1. Görtz et Gyllenborg étoient déjà au congrès.

Il n’y avoit que le comte de Spar, aide de camp général du roi lorsque les plénipotentiaires de Russie y arrivèrent. Les ministres de Suède s’y rendirent après.

Voltaire ne prit pas garde à ce qu’on lui apprenait.

N. 474. – Une petite île de l’Estonie, nommée Narguen (610).

SEC. p. io, l. 8. Narguen. C’est une petite isle située sur les côtés d’Estonie tout près de Reval.

N. 475. – Il [le czar] avait une armée en Finlande, prête à subjuguer le reste de cette province (611).

SEC. p. 11, l. 19. Une armée en Finlande prête à subjuguer le reste de cette province. Elle étoit déjà subjuguée depuis l’année 1714; mais on se préparoit à faire une invasion dans le cœur de la Suède.

N. 476. – il resta souverain reconnu de la Livonie, de l’Estonie, de l’Ingrie, de la Carelie, du pays de Vibourg et des îles voisines (611).

SEC. p. 12, l. 7. du pays de Wibourg – de la ville de Wibourg et de son district cédé à la Russie par la paix de Neustadt.

N. 477. – Cette paix de Neustadt fut signée, le 10 septembre 1721 n. st. (611).

SEC. ibidem, l. 17. paix de Neustadt. Elle fut signée le 30 août/10 septembre 1721.

N. 478. – Pierre fut reconnu empereur par toute l’Europe, excepté par la Pologne, que la discorde divisait toujours, et le pape (612).

SEC. p. 15, l. 14. Pierre fut reconnu empereur par toute l’Europe excepté le pape et la Pologne. Le [titre] impérial n’a été reconnu d’un accord unanime par toutes les puissances que sous le règne d’Elisabeth Ière d’immortelle mémoire.

N. 479. – La situation de la Russie est telle qu’elle a nécessairement des intérêts à ménager avec tous les peuples qui habitent vers le 50e degré de latitude (613).

SEC. p. 1, l. 3. avec tous les peuples du monde. Ce n’est qu’avec ses voisins et les nations avec les quelles la Russie est en commerce qu’elle a nécessairement des intérêts à ménager.

L’indication fut suivie et Voltaire resserra considérablement les limites géographiques des rapports que la Russie entretenait avec les pays étrangers.

N. 480. – Elle [la Russie] fut en proie tour à tour aux Tartares, aux Suédois, aux Polonais (613).

SEC. p. 1, l. 6. elle fut en proye. C’est aux Suédois, aux Polonais et aux Tar-tares aux quels la Russie a été quelquefois en proye, jamais aux Turcs ni aux Chinois, encor moins aux Persans.

Suivant les indications reçues Voltaire exclut les Turcs, les Chinois et les Persans de la liste des peuples qui avaient jadis opprimé la Russie.

N. 481. – Le sha ou shac (613).

SEC. p. 2, l. 8. Le sha ou shac. Lisés: «Schah».

Voltaire ne voulut pas changer la forme qu’il avait adoptée.

N. 482. – les peuples du Daguestan (613).

SEC. ibid. l. 24. Dagestan. Lisés: «Daguestan».

Le conseil fut accepté et Voltaire remplaça l’ancienne forme par celle qui lui était suggérée.

N. 483. – la Porte persane (614).

SEC. p. 4, l. 13. Porte Persane. On dit: Porte Ottomane, mais je ne crois pas qu’on dise jamais Porte Persane.

N. 484. – Myr Mahmoud (614).

SEC. ibid., l. 8. Makmoud. Lisés: «Mir Mahmoud».

L’orthographe de la seconde parole fut corrigée.

N. 485. – Cette ville de Shamachie (615).

SEC. p. 5, 1. 14. Scamachie. Lisés: «Schamakie». Les Lesghis surprirent cette ville en 1712 et dans le manifeste que Pierre I fit publier en entrant dans la Perse il est dit que la valeur des effets et marchandises que les Russes perdirent dans la ville de Schamakie montait à quelques millions de roubles.

Ce n’est qu’à moitié que Voltaire donna satisfaction à ses critiques de Pétersbourg.

N. 486. – Sha-Hussein (615).

SEC. p. 6, l. 22. Empereur Hussein – Schah Hussein.

Voltaire suivit l’indication reçue.

N. 487. – Il avait vingt-deux mille hommes d’infanterie, neuf mille dragons, quinze mille Cosaques (615).

SEC. p. 7, l. 1. neuf mille dragons. Toute la cavalerie alla par terre jusqu’à l’endroit où l’infanterie débarqua dans la baye d’Agragan.

N. 488. – La cavalerie prit le chemin de terre par des déserts où l’eau manque souvent; et quand on a passé ces déserts, il faut franchir les montagnes du Caucase, où trois cents hommes pourraient arrêter une armée (615).

SEC. ibid., l. 12. il falloit donc absolument s’embarquer. C’està-dire l’infanterie seule.

N. 489. – Les bâtiments qui apportaient de nouvelles provisions, des recrues, des chevaux, avaient péri vers Astracan (617).

SEC. ibid., 1. 28. de provisions, de chevaux, de recrues. Les treize bâtimens qui périrent dans une tempête n’étoient chargés que de provisions de bouche.

Voltaire garda intact son texte primitif.

N. 490. – Baku ou Bachu (619).

SEC. p. 16, l. 6. Bachu. Lisés: «Bakou».

Comme on l’a vu dans les cas analogues Voltaire adopta la forme conseillée, mais sans renoncer à la sienne. Quelques lignes plus bas, en parlant encore de Bakou, il s’en tient uniquement à sa propre orthographe: Bachu.

Les documents de Voltaire conservés à la Bibliothèque Publique de St. Pétersbourg et les Portefeuilles de l’académicien G. F. Müller (Moscou, Archives Centrales du Ministère des Affaires Étrangères) nous montrent dans quelles circonstances le célèbre écrivain français composa son oeuvre «Histoire de l’empire de Russie sous Pierre le Grand». Nous trouvons parmi ces documents un matériel précieux, absolument inédit dans ses détails que Voltaire reçut du gouvernement russe; il s’agit des remarques et instructions qui lui furent données par les académiciens de St. Pétersbourg chargés de rassembler ces documents, en plus de leurs observations et des jugements portés sur le livre lui-même. Nous y voyons également les répliques données par Voltaire aux observations critiques qui lui étaient faites, ainsi que ses propres questions adressées spontanément à ses correspondants.

Ce matériel historique qui comprend six groupes est publié dans l’appendice au présent volume. Les textes respectifs des cinq premiers groupes sont donnés intégralement tels qu’ils sont parvenus jusqu’à nous. Ils portent les titres suivants: 1. «Objections de Mr. de Voltaire. Réponses à ces objections»; 2. «Remarques sur la lettre de Mr. de Voltaire 11 juin 1761»; 3. «Demandes de Mr. de Voltaire»; 4. «Particularités sur lesquelles Mr. de Voltaire souhaite d’être instruit»; 5. «Remarques sur quelques endroits du chapitre contenant la condamnation du Tsarévitch avec les réponses aux questions mises en marge».