Евгений Шмурло – Вольтер и его книга о Петре Великом (страница 83)
SEC. à travers les rochers qui couvrent l’isle d’Aland – à travers des isles et des roches le long des côtes de la Finlande.
N’ayant pas sous la main le texte manuscrit il est impossible de se rendre compte jusqu’à quel point Voltaire ait satisfait au désir de ses clients de Pétersbourg.
N. 400. – Cette journée d’Aland fut, après celle de Pultava, la plus glorieuse de la vie de Pierre (553).
SEC. p. 34. journée d’Aland – de Hangout.
Voltaire insista pour conserver la forme qu’il avait adoptée et continua à donner à la bataille de Hangout le nom de bataille d’Aland.
N. 401. —… la czarine accouchât d’une princesse, mais qui mourut un an après (553).
SEC. ibidem. La Tsarine accoucha de la princesse Anne Petrovna. C’est la princesse Marguerite qu’elle accoucha le 19 septembre, morte le 7me avril 1715. La duchesse douarière de Courlande fille du Tsar Ivan frère de Pierre I, impératrice du Russie et s’appelloit Anne.
Voltaire corrigea son erreur.
N. 402. – Il institua l’ordre de Sainte-Catherine en l’honneur de son épouse. (553).
SEC. l’ordre de Ste Catherine. Pierre I institua cet ordre le 5 de Décembre 1714 jour du nom de l’Impératrice. Il en revetit son épouse en reconnaissance du service qu’elle lui avoit rendue à l’affaire du Pruth.
403. – Le commencement de cette fête fut d’amener dans le port de Cronslot 9 galères suédoises, 7 prames remplies de prisoniers, et le vaisseau du contre-amiral Ehrensköld (553).
SEC. neuf galères. C’étoient 6 galères, 3 sherbots et le vaisseau du contre-amiral Ehrenschild. Ils étoient escortés par 6 galères russes dont trois précedoient, et les trois autres fermoient la marche.
N. 404. – Le vaisseau amiral de Russie (553).
SEC. Le vaisseau amiral. Il n’y avoit point de vaisseau amiral. C’étoit la galère de Pierre I en sa qualité de contre-amiral.
N. 405. – l’amiral Apraxin marchait à leur tête (553).
SEC. l’amiral Apraxin marchait à leur tête. Il n’y étoit pas. Il ne revint de la Finlande que le 9 de Décembre.
N. 406. – Romanodowski (533).
SEC. Romadonoski – Romadanofski.
En corrigeant la faute qui lui était signalée, Voltaire en fit une seconde.
N. 407. – Le czar prononça ce discours, qui mérite de passer à la dernière postérité (554).
SEC. p. 35. le Tsar prononça ce discours. Il le prononça à l’occasion d’un vaisseau de guerre qu’il fit lancer à l’eau en 1714.
N. 408. – Cha-Ussin (554).
SEC. Cha Ussem – shah Ussum.
Tout en modifiant l’orthographe, Voltaire lui conféra une tournure personnelle.
N. 409. – une ambassade du kan des Usbecks (554).
SEC. Grand kan – kan simplement.
Cette fois Voltaire accepta d’insérer une rectification sous la forme qui lui était suggérée.
N. 410. – Il semblait que ce fût le comble de la prospérité que dans la même an-née il lui naquît un fils de sa femme Catherine, et un héritier de ses États dans un fils du prince Alexis; mais l’enfant que lui donna la czarine fut bientôt enlevé par la mort (559).
SEC. p. 45. la perte d’un fils du Tsarevits. Tsarevits n’a eû de son mariage avec la princesse de Wolfenbuttel qu’une fille et un fils. La fille naquit le 23 juillet 1714 et le fils le 23 octobre 1715. Celui-ci occupa après la mort de l’Impératrice Catherine le trône de Russie sous le nom de Pierre II et mourut en 1730.
SEC. Un fils de la Tsarine Catherine. Elle en accoucha le 8 novembre et il eut le nom de Pierre.
Les paroles auxquelles fait allusion l’observation du critique manquent dans le texte imprimé: on peut en déduire que le manuscrit ait été modifié.
N. 411. – Le secrétaire Stamke (565).
SEC. Le secrétaire Stanck – Stambke.
Voltaire corrigea l’orthographe, mais comme il l’avait déjà fait une autre fois, il répudia la lettre
N. 412. – Il alla à l’Académie des sciences (567).
SEC. p. 13. à l’Académie des sciences. Pierre I fut aussi à celle des Inscriptions et des Belles Lettres. Voyés en «Histoire», tome V.
N. 413. – Il corrigea de sa main plusieurs fautes de géographie dans les cartes de ses États, et surtout dans celle de la mer Caspienne (567).
SEC. ibid. Carte de la mer Caspienne. Il envoya cette carte à l’Académie des Sciences de Paris après son retour à Pétersbourg en 1721. Voyés les Mémoires de cette Académie imprimées en 1722.
N. 414. – Un vieux fou, nommé Sotof (569).
SEC. p. 16. vieux fou, nommé Sosof. Il s’appelloit Sotof.
Voltaire corrigea l’erreur.
N. 415. – il se transporte à Czaritzin sur le Volga, pour arrêter les incursions des Tartares de Cuban; il construit des lignes du Volga au Tanais, et fait élever des forts de distance en distance d’un fleuve à l’autre (571).
SEC. p. 20. à Tsaritzin sur le Tanais. Tsaritzin est sur les bords du Volga. Pierre I fit tirer dans cet endroit une ligne du Volga jusqu’au Tanais, munie de distance en distance de petits forts pour arrêter les incursions des Tatares du Cuban. Il y a une milice établie exprès pour garder cette ligne qui est d’environ 60 verstes de longueur.
Non seulement Voltaire corrigea une grave erreur qui lui avait fait confondre le Don avec le Volga, mais il ajouta des détails fournis par Pétersbourg.
N. 416. – Eudoxie-Théodore, ou Theodorowna Lapoukin (éd. de 1764: Theodoronna) (571).
ALEX. Il vaut mieux dire Eudoxie fille de Théodore Lapoukin, parce qu’en la nommant Eudoxie Théodore on pourrait faire croire qu’elle avoit deux noms de baptême ce qui serait contraire au rite d’église Grecque.
MAGAZ. 1131). Theodoronna Lapoukin. Gleich als ob sie zween Namen, Eudoxia und Theodora, geführtet hätte, da doch die griechischen Kirchenbräuche nicht mehr, als einen Namen beyzulegen verstatten. Der zweyte Name rühret von dem Vater her, und weil der Vater der Zaarinn mit seinem Taufnamen Fedor geheissen, so wurde sie Fedorowna, oder Fedorofna genennet.
(1) Indication de la page de l’édition française à laquelle fait allusion Büsching.
N. 417. – Les plus grandes contradictions qu’il éprouva, quand il voulut créer un empire et former des hommes, vinrent de sa femme: elle était dominée par la superstition, si souvent attachée à son sexe (572).
MAGAZ. 114. vinrent de sa femme. – Die Zaarinn Eudoxia soll sich denen Verbesserungen, die der Zaar in seinem Reiche einführen wollte, widersetzet haben; und das soll die Ursache ihrer Verstossung gewesen seyn. Hiervon wissen die russischen Nachrichten nichts. Das Missvergnügen in der Ehe hat eher angefangen, als der Kaiser an grossen Verbesserungen gearbeitet hat. Es ist wahrscheinlicher, dass die Zaarinn sich ihr Unglück durch ihre Eifersucht wegen des damaligen Umganges ihres Gemahls mit Mademoiselle Mons zugezogen hat, von welcher Korb in Diario, und Gordon im Anhange zu Peters des Grossen Lebensgeschichte, Nachricht geben.
N. 418. – le czar fut obligé de la répudier en 1696, et de l’enfermer dans un couvent, à Susdal, où on lui fit prendre le voile sous le nom d’Hélène (572).
MAGAZ. 114. la répudier en 1696. – Die Verfassung soll 1696 geschehen seyn. Dass solche aber nicht eher, als im Jahr 1699 erfolget sey, siehet man aus dem die Zaarinn angehenden gedruckten Manifeste.
N. 419. – Mes Mémoires disent qu’elle fut confiée à des superstitieux qui lui gâtèrent l’esprit pour jamais (572).
MAGAZ. – Mes Mémoires. – Herr Voltaire stützt sich hier, und noch an einem andern Orte, auf die ihm zugeschickten Mémoires, woraus man schliessen könnte, dass dieses die einzigen Stellen sind, die er daraus genommen hat. Da man aber voraussetzen soll, dass alle Begebenheiten, wo er nicht andre Quellen anführet, sich auf selbige Mémoires gründen, so scheinen diese Citationes überflüssig zu seyn. Sollte man nicht auch denken, dass er die Absicht habe, unangenehme Umstände auf fremde Rechnung zu schreiben?
N. 420. – Le mariage de Pierre avec Catherine, en 1707… (572).
MAGAZ. 115. en 1707. – setze 1712.
N. 421. – il le mit même à la tête de la régence pendant une année (572).
En envoyant son manuscrit à Pétersbourg pour qu’il y subît un examen préalable, Voltaire demanda en quelle année le tsarévitch avait été associé à la régence. On lui répondit: «La même année que le Tsar partit pour la guerre contre les Turcs, savoir 1711» (voir appendice N. 5, première objection de Voltaire. Cette réponse n’influença du reste aucunement le texte primitif). Büsching rapproche cet événement de l’année 1711, mais de façon plus vague:
MAGAZ. 115. à la tête de la régence pendant une année. – Auf wie lange Zeit der Kaiser den Prinzen der Regierung vorgesetzet hat, weis ich nicht; die Sache aber ist gewiss. Denn sie gründet sich auf den gedruckten Inquisitions-Process, auf die Aussage vom 22 Junius. Herr Voltaire sagt nicht, in welchem Jahre solches geschehen? Das musste allerdings bestimmet werden. Vielleicht im Jahre 1711.
N. 422. – Sa femme [du tsarevich], méprisée, maltraitée, manquant du nécessaire, privée de toute consolation, languit dans le chagrin, et mourut enfin de douleur en 1715, le 1er de novembre (573).
Voir appendice N. 5, deuxième objection de Voltaire. Pétersbourg rend le tsarévitch responsable de tout. Büsching voit les choses d’un autre point de vue:
MAGAZ. 115. maltraitée. – Dass die Kronprinzessin von dem Zarewitsch übel gehalten worden, kann einen üblen Verstand verursachen. Sie hat doch zwey Kinder gebohren, welches keine gänzliche Verachtung anzeiget. Die finnische Magd Euphrosyna, hat er erst nach seiner Gemahlin Tode lieb gewonnen. Zu dem Missvergnügen in der Ehe können beyde Theyle etwas beygetragen haben. Einige haben auch der Prinzessin von Ostfriessland, welche der Kronprinzessin zur Gesellschaft mit nach Russland gekommen, und nach ihrer eigensinnigen Aufführung ailes aufs übelste ausgelegt hat, viele Schuld beymessen wollen.