Евгений Шмурло – Вольтер и его книга о Петре Великом (страница 82)
N. 382. – Toute l’histoire de cette impératrice (540).
SEC. p. 12. Erbmagd. Ce mot signifie en allemand une esclave. Il est absolument faux et impossible par les raisons qu’on a allégué plus haut que le ministre luthérien ait donné ce nom à Catherine. Ce que l’auteur du manuscrit dit au sujet des prétendus ambassades et du discours que Pierre I avoit tenu après est sujet à caution et par cette raison pourroit bien être retranchée.
Voir plus haut le N. 381. Voltaire ne voulut pas supprimer dans son texte les «paroles» qui auraient été prononcées par Pierre le Grand.
N. 383. – Il ordonna que le sénat de Moscou fût transporté à Pétersbourg: ce qui s’exécuta au mois d’avril 1712. Par là cette nouvelle ville devint comme la capitale de l’empire (541).
SEC. Le sénat de Moscou fut transporté à Pétersbourg. On ne sauroit dire que par le transport du sénat de Moscou à Pétersbourg cette dernière ville devint la capitale de l’empire. Ce sénat de régence n’avoit été établi que l’année avant lorsque Pierre I partit de Moscou pour faire la guerre aux Turcs. Il l’a continué après à perpétuité en le chargeant de l’administration de tout ce qui concerne l’interieur de l’empire.
N. 384. – Plusieurs prisonniers suédois furent employés aux embellissements de cette ville, dont la fondation était le fruit de leur défaite (541).
SEC. p. 14. Les prisonniers suédois. Ils furent employés à bâtir une ville etc.
Il paraît qu’a Pétersbourg on ait voulu supprimer le mot «embellissements».
N. 385. – Pierre mena son épouse à cette expédition [note: Septembre 1712] (542).
SEC. Pierre mena son épouse à cette expédition. Il partit avec elle pour la Poméranie le 27 juin et il arriva au camp devant Stetin le 4èmeaoût. Il y trouva le Tsarevits son fils qui devoit faire la campagne sous le prince Menschikoff.
N. 386. – Le czar envoie trois courriers coup sur coup au roi de Danemark pour le prier de l’attendre, et pour l’avertir du danger qu’il court s’il combat les Suédois sans être supérieur en forces. Le roi de Danemark ne voulut point partager l’honneur d’une victoire qu’il croyait sûre; il s’avança contre les Suédois, et les attaqua près d’un endroit nommé Gadebesk… Stenbock remporta la victoire avant que les Russes pussent arriver à portée du champ de bataille (545).
SEC. p. 21. Gadébuth. Lisés: «Gadebouch».
Dans l’édition de 1764 (Leipzig): Gadebush. Dans l’«Histoire de Charles XII», dernière édition (Œuvres, XVI, 312): Gadebesk.
SEC. p. 22. l. 4. avant que les Russes. La veille de cette affaire Pierre I envoya trois officiers l’un après l’autre pour avertir le roi de Danemark de ne pas hazarder une bataille avant qu’il l’auroit joint avec ses troupes, n’étant éloigné que de trois miles. Le roi qui se croyoit assuré de la victoire, n’en vouloit pas partager la gloire avec les Russes, et il fut battu. On disoit généralement que c’étoit par l’intrigue des Saxons que le roi de Danemark n’avoit pas voulu admettre les Russes à cette affaire.
La narration de Voltaire se base entièrement sur les faits qui lui sont relatés dans la remarque ci-dessus.
N. 387. – Travendal (546).
SEC. p. 23. Frauendal. Lisés: «Travendal».
L’erreur a été corrigée.
N. 388. – Slesvick (546).
SEC. ibid. Slesevits. Lisés: «Slesvick».
Voltaire corrige la faute.
N. 389. – à Usum (547).
SEC. p. 25, à Usum. Lisés: «Husum».
Voltaire fait la sourde oreille.
N. 390. – Tonninge (547).
SEC. Toninge – Tonningue.
Voltaire ne voulut pas suivre ce conseil (dans l’édition de 1764 l’orthographe du manuscrit est reproduite exactement: Toninge sans double
N. 391. – Stamke (547).
SEC. Slamke – Stambke.
Il s’agit probablement d’une faute de copiste: Voltaire la corrigea, mais n’intercala pas dans le mot la lettre
N. 392. – il engagea le gouverneur de Brême et de Verden à remettre ces deux duchés [de Brême et de Verden] à l’électeur de Hanovre en séquestre (548).
SEC. p. 26. il engagea le gouverneur de Brême et de Verden à remettre ces places – ces duchés.
Voltaire se rend à cette sollicitation.
SEC. 393. – au gouverneur de la Poméranie (Meyerfelt) (549).
SEC. p. 18. Meyerfeld. Il étoit gouverneur général de la Poméranie.
Le texte de Voltaire reste inchangé.
N. 394. – le Suédois gouverneur de Stetin (549).
SEC. ibid. le Suédois gouverneur de Holstein – gouverneur de Stetin.
La correction est acceptée.
N. 395. – Le czar… était descendu en Finlande… Après avoir lui-même pointé l’artillerie devant Stralsund… il s’était embarqué, dans le mois de mai, sur la mer Baltique; et, montant un vaisseau de cinquante canons, qu’il avait fait construire luimême à Pétersbourg, il vogua vers la Finlande, suivi de 92 galères, et de 110 demi-galères, qui portaient 16.000 combattants (551).
SEC. p. 3. Le Tsar étoit descendu en Finlande. Pierre I ayant laissé ses troupes en Holstein aux ordres du roi de Danemark partit le 25 février pour s’en retourner à Pétersbourg, d’où il repartit pour la Finlande le 7 may 1713. La flotte de galère sur laquelle on avoit embarqué 16.000 hommes de troupes de guerre, étoit composée de 92 galères et de 110 demi-galères, et autres petits bâtiments. Pierre I en commandoit l’avantgarde en qualité de contre-amiral.
SEC. p. 31. après avoir pointé l’artillerie devant Stralsundt. C’étoit le 14 septembre 1712 que Pierre I étant avec le roi de Pologne au camp devant Stralsund fit dresser sur le bord de la mer deux batteries pour arrêter cinq vaisseaux suédois qui étoient dans une baye près de la côte et qui vouloient passer à Stralsund.
SEC. ibid. Il monta un vaisseau de cinquante canons. En partant de Pétersbourg pour son expédition en Finlande il monta une galère. Il n’y eut aucun vaisseau de guerre ni de transport à la suite de la flotte des galères, excepté quelques senaux et brigantins.
Il ne reste pas de doute que le texte primitif ait subi des changements sous l’influence des observations rédigées à Pétersbourg.
N. 396. – La descente se fit à Elsingford [note: 22 mai 1713] (551).
SEC. ibidem., à Elsinford – à Helsingfors.
Voltaire conserva l’orthographe du nom de la ville, mais utilisa la date (elle lui fut indiquée dans la note ci-après. Voir N. 397).
N. 397. – Cette descente réussit malgré toutes les difficultés (551).
SEC. Cette descente n’ayant pas réussie. Elle se fit le 22 may n. st. sur le soir et réussit heureusement. Ce que Nordberg dit d’une première descente qui n’avoit pas réussi est faux. Le brigadier Czernicheff avoit pris les devants avec quelques galères pour reconnaître Helsingfors. C’est sur lui que les Suédois tirèrent de leurs batteries qui défendoient le port voyant qu’il méditoit une descente. Voyés le Journal de Pierre I. On ne sait rien de cette prétendue chaîne qui formoit l’entrée du port et encor moins que les troupes de débarquement ayent été repoussées quelque part.
Voltaire fut obligé à refaire complètement ce passage.
N. 398. – Le czar s’empara de Borgo, d’Abo (551).
SEC. p. 31. de Viborg. Viborg a été pris par les Russes en 1710. C’est la ville d’Abo.
L’erreur fut corrigée.
N. 399. – Pierre ambitionnait depuis longtemps de signaler la marine qu’il avait créée. Il était parti de Pétersbourg, et avait rassemblé une flotte de 16 vaisseaux de ligne, 180 galères propres à manœuvrer à travers les rochers qui entourent l’île d’Aland, et les autres îles de la mer Baltique non loin du rivage de la Suède, vers la-quelle il rencontra la flotte suédoise. Cette flotte était plus forte en grands vaisseaux que la sienne, mais inférieure en galères, plus propre à combattre en plein mer qu’à travers des rochers. C’était une supériorité que le czar ne devait qu’à son seul génie. Il servait dans sa flotte en qualité de contre-amiral, et recevait des ordres de l’amiral Apraxin. Pierre voulait s’emparer de l’île d’Aland, qui n’est éloignée de la Suède que de 12 lieues. Il fallait passer à la vue de la flotte des Suédois: ce dessein hardi fut exécuté; les galères s’ouvrirent le passage sous le canon ennemi, qui ne plongeait pas assez. On entra dans Aland, et comme cette côte est hérissée d’écueils presque tout entière, le czar fit transporter à bras 80 petites galères par une langue de terre, et on les remit à flot dans la mer qu’on nomme de Gango, où étaient ses gros vaisseaux. Ehrensköld, contre-amiral des Suédois, crut qu’il allait prendre aisément ou couler à fond ces 80 galères: il avança de ce côté pour les reconnaître; mais il fut reçu avec un feu si vif qu’il fit tomber presque tous ses soldats et tous ses matelots. On lui prit les galères et les prames qu’il avait amenées, et le vaisseau qu’il montait; il se sauvait dans une chaloupe [note: 8 août], mais il y fut blessé: enfin, obligé de se rendre, on l’amena sur la galère où le czar manœuvrait lui-même. Le reste de la flotte suédoise regagna la Suède. On fut consterné dans Stockholm, on ne s’y croyait pas en sûreté (552).
SEC. La flotte. Mr. de Voltaire a parlé jusqu’ici très peu des exploits de Pierre I sur mer. Cependant c’est un article dans l’histoire de sa vie par lequel il s’est distingué de tous les autres souverains de son temps. On le prie très instamment de l’en laisser échapper aucune circonstance qui mérite d’être rapportée. Il en trouvera assés de matière de son Journal.