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Евгений Шмурло – Вольтер и его книга о Петре Великом (страница 68)

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SUPP. p. 117, l. 1. dompter la nature. Puisque le mal n’a pas existé, on n’a pas eu besoin de le dompter.

N. 184. – Alexis avait fait venir de Hollande à grands frais [note de Voltaire: «Mémoires de Pétersbourg et de Moscou»] le constructeur Bothler, patron de vaisseau, avec des charpentiers et des matelots, qui bâtirent sur le Volga une grande frégate et un yacht: ils descendirent le fleuve jusqu’à Astracan; 0n devait les employer avec des navires qu’on allait construire pour trafiquer avantageusement avec la Perse par la mer Caspienne. Ce fut alors qu’éclata la révolte de Stenko-Rasin. Ce rebelle fit détruire les deux bâtiments qu’il eût dû conserver pour son intérêt; il massacra le capitaine; le reste de l’équipage se sauva en Perse, et de là gagna les terres de la compagnie hollandaise des Indes. Un maître charpentier, bon constructeur, resta dans la Russie, et y fut longtemps ignoré (443–444).

SUPP. p. 118, l. 10. le constructeur Bothler. David Buttler étoit capitaine du vaisseau l’Aigle que le zar Alexis avoit fait bâtir. Le constructeur s’appelloit Carstens Brand.

SUPP. p. 118, l. 12. sur le Volga. Le vaisseau fut construit sur la rivière Occa près d’un village Dedenowa, situé un peu plus bas que l’embouchure de la rivière Moskwa. Voyés le Voyage de Jean Straussen.

SUPP. p. 118, l. 13. on devoit les employer avec des navires, qu’on alloit construire pour trafiquer. Le vaisseau même, l’Aigle, étoit destiné pour le transport des marchandes et marchandises par la mer Caspienne

SUPP. p. 118, l. 24. il massacra le capitaine. Le capitaine ne fut pas mas-sacré. Il se sauva avec plusieurs autres de l’équipage en Perse. Voyés le Voyage de Jean Straussen.

SUPP. p. 119, l. 2. un maître charpantier bon constructeur res-ta en Russie. Il ne resta pas, il retourna en Russie après qu’il s’étoit aussi sauvé en Perse. C’étoit le même Carstens Brand, dont j’ai parlé plus haut.

N. 185. – Un jour Pierre, se promenant à Ismaël-of… aperçut parmi quelques raretés une petite chaloupe anglaise… Timmerman lui répondit qu’il était fait pour aller à voiles et à rames. Le jeune prince voulut incontinent en faire l’épreuve; mais il fallait le radouber, le ragréer; on retrouva ce même constructeur Brant; il était retiré à Moscou (444).

SUPP. p. 119, l. 7. parmi quelques raretés. Point de raretés. On avoit seulement mis la chaloupe sous un toit, pour qu’elle fut à l’abri de la pluye.

SUPP. p. 119, l. 14. pour aller à voiles et rames. Il falloit dire: «pour aller avec un vent contraire aussi bien qu’avec un vent favorable». L’expression de Mr. de Voltaire ne contient rien de contraire aux anciens bateaux russiens. Ils vont tous à voiles et rames.

SUPP. p. 119, l. 18. il étoit retiré à Mosc0u. Il vivoit à Moscou de la menuiserie.

N. 186. – Pierre fit transporter sa chaloupe sur un grand lac dans le voisinage du monastère de la Trinité; il fit bâtir par Brant deux frégates et trois yachts, et en fut lui-même le pilote. Enfin longtemps après, en 1694, il alla à Archangel; et ayant fait construire un petit vaisseau dans ce port par ce même Brant, il s’embarqua sur la mer Glaciale, qu’aucun souverain ne vit jamais avant lui: il était escorté d’un vaisseau de guerre hollandais comandé par le capitaine Jolson, et suivi de tous les navires marchands abordés à Archangel (444).

REM. I. p. 120, l. 5. mer Glaciale – mer Blanche.

REM. II. p. 120, l. 5. mer Glaciale. On l’appelle mer Blanche. Ce n’est que l’océan du Nord, qui porte chés les géographes le nom de la mer Glaciale. (MÜLLER: idem.)

SUPP. p. 119, l. 22. sur un grand lac dans le voisinage du monastère de la Trinité. C’étoit le lac Pereslawskoe, près de la ville Pereslawl Saleski, à 60 werstes du monastère de la Trinité. L’empereur ne trouva pas ce lac assés grand pour y manœuvrer comme il le souhaitoit. Il se transporta sur le lac Kubinskoe qui est situé dans le voisinage de Vologda, et comme celui-ci fut trouvé de trop peu de profondeur, Sa Majesté prit enfin la résolution d’aller à Arcangel.

SUPP. p. 120, l. 2. enfin longtemps après en 1694. Tout se passa dans un intervalle de trois ans. L’empereur découvrit la chaloupe angloise en 1692. Les tentations sur les lacs Pereslawskoe et Kubinskoe se firent dans la même année et dans la suivante. Vers la fin de 1693, ou au commencement 1694, Sa Majesté partit pour Arcangel. La zarine sa mère mourut en son absence le 25 Janvier 1694.

SUPP. p. 120, l. 3. un petit vaisseau. Une yacht nommée S. Pierre.

SUPP. p. 120, l. 5. qu’aucun souverain ne vit jamais avant lui. Je ne trouve rien de particulier dans cette réfléxion. Pourquoi y seroient-ils allés?

SUPP. p. 120, l. 6. il étoit escorté. L’empereur alloit en compagnie de la flotte marchande hollandoise, qui étoit escorté par un vaisseau de guerre commandé par le capitaine Jol Jolsen. Panoi, petite rivière et cap sur le côte de Lapponie, étoit le terme de cette navigation d’où Sa Majesté retourna à Arcangel.

FAUTES, p. 116 [sic], l. 2. deux frégates. Lisés partout: «deux petites frégates».

Je crois que dans les «Fautes» on a commis l’erreur d’écrir «116» au lieu de «120». À la p. 116 on parle d’«une grande frégate» (voir plus haut au N. 184); en outre «la ligne 2» ne pourrait figurer qu’à la p. 120, mais non pas à la p. 116.

N. 187. – Le Fort… il trouva le moyen d’être présenté au czar Pierre. L’aîné Ivan n’était pas ce qu’il lui fallait; Pierre le goûta, et lui donna d’abord une compagnie d’infanterie (445).

SUPP. p. 122, l. 12. il trouva moyen d’être présenté au zar. Si cela est, la présentation a eu fort peu d’influence sur l’état de Mr. Le Fort. Il ne falloit pas beaucoup pour un jeune homme vif et bien fait, et qui sçavoit déjà un peu la langue du païs, pour être fait capitaine. Ce n’étoit pas l’empereur qui donnoit les places des officiers subalternes. Il y avoit pour cela un office à Moscou, où les étrangers qui souhaitoient entrer en service, se présentoient. Ainsi il est à croire, que Mr. Le Fort a été capitaine par le chemin ordinaire. Mais en quelle année? c’est ce que Mr. de Voltaire a oublié de nous dire. Cependant il seroit bon de le savoir. Cela doit être marqué dans les mémoires suscrits de Mr. Le Fort que Mr. de Voltaire cite. Dans l’Histoire d’Asow, qui est imprimée dans le 2dtome du «Recueil pour l’histoire de Russie», il se trouve à la page 178 que Mr. Le Fort a fait la campagne contre les Tatares en 1688 en qualité de colonel. L’année 1689 il eut occasion de signaler son service, sa fidélité et son attachement pour la personne de l’empereur Pierre dans la révolte des strélits. Il étoit des premiers qui accourut avec son régiment au couvent de la Trinité. Voilà le véritable fondement de sa fortune. Pierre entendit et goûta ses conseils de faire mieux exercer ses Poteschnis et d’en faire sa garde. Mr. Le Fort eut la permission d’augmenter son régiment au dessus de l’état ordinaire, pour mieux l’opposer aux strélits, s’il seroit besoin. Bientôt après Pierre le déclara général. Mr. Le Fort monta d’un degré à l’autre, et si subitement, qu’en 1697 il occupait les premiers dignités dans l’état militaire, tant par terre que par mer. Sa manière de vivre ne le laissoit pas jouir longtems de cette éclatante fortune. Il mourut le 12 Mars 1699. Voyés Korb, «Descriptio itineris».

N. 188. – Pierre… il forma d’abord, dans sa maison de campagne Préobazinski, une compagnie de cinquante de ses plus jeunes domestiques… il les fit passer par tous les grades, et lui-même en donna l’exemple, servant d’abord comme tambour, ensuite soldat, sergent, et lieutenant dans la compagnie (445).

SUPP. p. 123, l. 10. il forma d’abord dans sa maison de campagne une compagnie de cinquante de ses plus jeunes domestiques. Ce sont les Poteschnis, dont j’ai parlé plus haut, et dont le nombre fut de tems en tems considérablement augmenté. Mr. de Voltaire ne rapporte ce fait dans l’ordre, où il devroit être. Il paroit par son récit, que l’empereur a formé ce petit corps après qu’il connoissait déjà Mr. Le Fort. Cependant il l’avoit fait l’année 1683.

SUPP. p. 123, l. 19. ensuite soldat, sergent et lieutenant dans la compagnie. Pierre s’est contenté d’être simple soldat dans le corps des Poteschnis, et encore quelques années dans le régiment des gardes de Preobraschenski. Il s’est fait déclarer sergent le 13 Juillet 1701 après la malheureuse expédition de Narva. Il a prit le titre de capitaine de la compagnie des bombardiers dans le même régiment à la prise de Noteburg le 11 Octobre 1702.

N. 189. – Cette compagnie… devint depuis le régiment des gardes Préobrazinski. Une autre compagnie, formée sur ce modèle, devint l’autre régiment des gardes Semenouski (446).

SUPP. p. 124, l. 8. une autre compagnie formée sur ce modèle devint l’autre régiment des gardes Semenowski. C’étoit le même petit corps des Poteschnis dont l’empereur fit les deux régimens des gardes, Preobraschenski et Semenowski.

FAUTES, p. 123 [sic], l. 11. Préobazinski. Lisés partout: «Preobragenski». Item, l. 9: «Semenofski».

N. 190. – Il y avait déjà un régiment de cinq mille hommes sur lequel on pouvait compter, formé par le général Gordon, Écossais, et composé presque tout entier d’étrangers. Le Fort qui avait porté les armes peu de temps, mais qui était capable de tout, se chargea de lever un régiment de douze mille hommes, et il en vint à bout (446).