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Евгений Шмурло – Вольтер и его книга о Петре Великом (страница 56)

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N. 82. – Des Scythes, des Huns, des Massagètes, des Slavons, des Cimbres, des Gètes, des Sarmates, sont aujourd’hui les sujets des czars (415).

FAUTES, p. 49. l. 17. sont aujourd’hui les sujets des tsars. Ne serait-il plus convenable de dire: «de l’empire de Russie»?

N. 83. – au pag. 415 [fin du chapitre I].

ЛОМ. I. Просмотрев описание России, вижу, что мои примечания много пространнее быть должны, нежели сочинение само. Для того советую, чтоб г. Вольтер описание России совсем оставил или бы обождал здесь сочиненного, которое, под моим смотрением, скоро быть может готово. Таким образом, как оное есть, не может России быть славным, но больше бесчестным и поносительным. Описывает г. Вольтер Лапландию, самоедов, a где многолюдные, плодоносные и наполненные городами княжения и провинции Ярославская, Тверская, Владимир, Нижний и великое множество городов около Оки и других рек великих?

n. 84. On compte en Russie et en Pologne les richesses d’un gentilhomme et d’un ecclésiastique, non par leur revenu en argent, mais par le nombre de leurs esclaves (416).

FAUTES, p. 52, 1. 21. esclaves. Lisés: «paysans ou serfs».

N. 85. – Paysans appelés odonoskis (416).

REM. II. p. 53. odonoski. Lisés: «odnodvortzi». Les odnodvortzi sont pour ainsi

dire un moyen état entre les paysans et les gentilhommes. Ils habitent sur les frontières de l’Ukraine du côté de la Crimée. Ils cultivent la terre comme les autres paysans, et fournissent lès recrues pour la milice, qui veille à la sûreté de ces mêmes frontières. Ils dépendent immédiatement de la Couronne. (REM. I.: même texte, mais la dernière phrase: «ils dépendent, etc.» manque.)

N. 86. – Tartares et Ostiaks païens (417).

REM. II. p. 54. l. 4. Tatares et Ostiaks payens. Il faut ajouter: «Morduates, Tchouvaches et Tcheremisses», parce que ce sont des peuples différents des Tatares (Manque dans les REM. I).

N. 87. – Tartares contribuables, appelés tepteris et bobilitz (417).

REM. II. p. 54. l. 10. Lisés: «Tepteri et Bobyli». (REM. I.: idem.)

N. 88. – Les habitants des provinces conquises, savoir la Livonie, l’Estonie, l’Ingrie, la Carélie, et une partie de la Finlande; l’Ukraine et les Cosaques du Tanaïs, les Calmoucks et d’autres Tartares, les Samoyèdes, les Lapons, les Ostiaks et tous les peuples idolâtres de la Sibérie, pays plus grand que la Chine, ne sont pas compris dans le dénombrement (418).

REM. II. p. 56. l. 23. d’autres Tatares, etc. Lisés: «les Samoyèdes et tous les peuples Tatares et idolâtres de la Sibérie, etc.». (REM. I.: idem, mais, avec une autre orthographe au mot: Tartares.)

N. 89. – Soixante et douze mille serfs pour cultiver leurs terres (édition 1759).

REM. II. p. 59, 1. 22. Soixante et douze mille serfs. C’est une faute typographique, ou une erreur de calcul. Il y en a sept cent vingt mille. Voyés les rôles de la capitulation. (REM. I.: même texte, mais sans la première proposition: «C’est – calcul».)

C’est une erreur, due à l’omission du dernier zéro. Voltaire voulait dire 720.000 et il a dit 72.000. Déjà dans l’introduction au 2me vol. il a corrigé cette erreur et dans toutes les éditions suivantes nous lisons partout: sept cent vingt mille serfs. (p. 419).

Voir appendice N. 2, par. 9.

N. 90. – Albert Krants parle d’un ambassadeur italien à qui un czar fit clouer son chapeau sur la tête, parce qu’il ne se découvrait pas en le haranguant. D’autres attribuent cette aventure à un Tartare; enfin on a fait ce conte d’un ambassadeur français (420).

REM. I. p. 61. l. 17. ambassadeur italien. Un ambassadeur anglais Jérôme Bèze, envoyé par la reine Elisabethe fut menacé de la même manière, lorsqu’il eut son audience du tsar Ivan Basilovitz, mais il n’en fut pas ébranlé, et sa réponse hardie plût beaucoup au prince.

REM. II. p. 61. l. 17. ambassadeur italien. L’ambassadeur anglois Horsey envoyé par la reine Elisabethe fut menacé de la même manière, lorsqu’il eut son audience du tsar Iwan Basiliovits. Il n’en fut pas ébranlé, et le tsar loua après sa fermeté en présence de tous les boyars.

SUPP. p. 61. l. 16. Albert Krants parle d’un ambassadeur italien à qui un czar fit clouer son chapeau sur la tête. Quelques auteurs ont débité cela du zar Iwan Wasiliewitsch; mais ce n’est pas Albert Cranz qui en a parlé parce qu’il est mort longtemps avant le règne de ce czar. D’ailleurs il n’est pas difficile de prouver la fausseté de cette relation. Becman, in Hist. Ostterrae Pl. C. VIII, § 3, cite un auteur anglois Iacob Howel qui a dit, que le zar Iwan Wasiliewitsch a menacé un ambassadeur anglois Jérôme Bowes de lui faire clouer son chapeau sur la tête, parce qu’il avoit, dit-il, refusé de se découvrir; celui-ci n’en pas été intimidé, et le zar voyant la fermeté de l’ambassadeur en défendant les droits de sa reine, l’a comblé de présents. Cela suffiroit déjà à détruire le conte susmentionné. Mais je veux encore prouver que le zar n’a pas même menacé l’ambassadeur anglois de cette violence. Premièrement, on ne trouve rien de cela dans la relation de l’ambassade de Jérôme Bowes qui est imprimé dans Hackluyt, Navigation, p. 491; 2. on y remarque toute une autre raison du mécontentement du zar contre l’ambassadeur pour laquelle il a été obligé de sortir de l’audience; 3. Jérôme Bowes eut pour successeur Jérôme Horsey, qui a donné une description de la Russie imprimée à Londres en 1626. Il est à présumer qu’il en auroit parlé, si le fait seroit vray; mais il n’a fait aucune mention de telles menaces; enfin 4. ceux qui ont écrit les plus dures invectives contre le zar, comme Oderborn et Guagninus, n’en parlent pas. Donc il est clair qu’on ne doit pas ajouter foi à ce conte que sans doute Howel qui a vécu longtemps après, a inventé pour remplir son livre de quelque anecdote inconnue.

«Voltaire rapporte cette aventure comme un conte, et ses ennemis lui ont souvent reproché de l’avoir donnée pour une vérité. (G. A.)» (Note ajoutée à l’édition Garnier, p. 420.)

Dans l’introduction au 2me vol. Voltaire lui-même dit déjà: «quand on dit qu’un czar fit clouer le chapeau d’un ambassadeur sur sa tête, c’est un mensonge».

En outre, voir appendice 2, par. 10.

N. 91. – Oléarius prétend que le czar Michel Fédérovits relégua en Sibérie un marquis d’Exideuil, ambassadeur du roi de France Henri IV, mais jamais assurément ce monarque n’envoya d’ambassadeur à Moscou, et jamais il n’y eut en France de marquis d’Exideuil. C’est ainsi que les voyageurs parlent du pays de Borandie qui n’existe pas; ils ont trafiqué avec les peuples de la Nouvelle Zemble, qui à peine est habitée; ils ont eu de longues conversations avec des Samoyèdes, comme s’ils avaient pû les entendre. Si on retranchait des énormes compilations de voyages ce qui n’est ni vrai ni utile, ces ouvrages et le public y gagnerait (édition 1759).

(Dans les éditions suivantes les mots soulignés ont été omis; voir p. 420.)

REM. II. p. 62. l. 7. Nouvelle Zemble. Elle n’est point du tout habitée. (REM. I.: idem.)

SUPP. p. 61, à la fin. Oléarius prétend. Non obstant les arguments que Mr. de Voltaire employe pour révoquer en doute le récit d’Oléarius, l’affaire paroit être très vraye. Oléarius dit avoir voyagé avec l’ambassadeur; il rapporte tous ses titres, qui sans doute lui ont été communiqués par l’ambassadeur même, à savoir Charles Tallerand, prince de Chales, marquis Dessidevil, baron des baronies de Marvil et de Beauville, seigneur de Griquol. L. I, ch. 17. Dans le L. III, ch. VI il le nomme simplement Charles Tallerand prince de Chales. Il donne plusieurs particularités sur sa personne et son collègue Jacques Roussel. Auroit-il inventé tout cela? Cela est peu croyable. Mr de Voltaire allégue contre que le roi Henri IV n’a pas envoyé un ambassadeur à Moscou. Cela peut-être vrai; mais Oléarius dit que cet ambassadeur étoit envoyé de Louis XIII. Il prétend encore que jamais il n’y a eu en France de marquis d’Exideuil. Je veux bien le lui accorder, car «Exideuil» est une faute du traducteur françois ou de l’imprimeur de la traduction française. J’ai rapporté plus haut les titres de l’ambassadeur sur l’original allemand. Il se peut encore que dans Dessidevil il y a une faute d’impression. Il se peut que l’ambassadeur s’est donné des titres qu’il n’avoit pas. Faut-il pour cela accuser un auteur de mensonge?

FAUTES, p. 61. l. 24. un marquis d’Exideuil. Oléarius le nomme dans l’original allemand de son Voyage: Charles Tallerand prince de Chales, marquis Dissidevil, baron de Marvil et de Beauville.

JOUR. Oléarius prétend, etc., pag. 61. M. de Voltaire tombe dans des erreurs impardonnables. S’il avoit pris la peine de lire les auteurs qui rapportent ces faits, il auroit sçu: 1° Que Michel Federowitsch n’est parvenu à la régence qu’en 1613, c’est-à-dire trois ans après la mort d’Henri IV et non durant sa vie. 20 Que l’ambassadeur françois, qu’Oléarius accompagna jusques dans la Courlande en 1635 étoit Charles de Tallerand prince de Chales, marquis d’Issedevil. 30 Que le czar Michel envoya un ambassadeur à Louis XIII comme on le voit par la lettre même du czar à Louis XIII, insérée dans le livre intitulé «Raisonnemens sur les causes de la guerre de Suède».