Евгений Шмурло – Вольтер и его книга о Петре Великом (страница 51)
SUPP. p. 22. l. 20. la ville Chinoise. C’est mal traduit de «Kitaï Gorod». Ce nom a été longtemps auparavant qu’on a eu connaissance de la Chine à Moscou.
FAUTES, p. 22, l. 20. ville Chinoise. C’est le quartier de la ville où sont les boutiques et où la plupart des marchands demeurent. Il portoit ce nom avant qu’on eut la moindre connaissance des Chinois et de leurs marchandises.
JOUR. Comment deux mille pas, pag. 22, seroient-ils la mesure du circuit de Moscou; de Moscou dont la longueur est de 7 verstes, c’est-à-dire de sept fois 1.500 pas? Je demande à M. de Voltaire, quel doit être le diamètre d’un espace dont la longueur est de dix mille cinq cens pas?
Voir appendice N. 2, par. 6.
N. 40. – (duché de) Smolensko, partie de l’ancienne Sarmatie européenne. Les duchés de Moscovie et de Smolensko composaient la Russie Blanche proprement dite (403).
SUPP. p. 24, l. 16. Smolensko partie de l’ancienne Sarmatie européenne. Ce n’est pas ce qui distingue Smolensk des autres provinces. Moscou et toute la Russie Européenne en ont fait partie.
JOUR. Je lui demande encore sur quelles cartes il a vu Moscou situé dans la Russie Blanche, pag. 24? – Objection de Voltaire: «Sur toutes celles qui ne sont point défectueuses. On a donné le nom de Russie Blanche à cette partie de la Moscovie à cause de la grande quantité de neige qui la couvre presque dans tous les tems de l’année. Voy: Paul Jove et presque tous les écrivains qui ont parlé de ce pays».
N. 41. – Smolensko, qui appartenait d’abord aux grands-ducs de Russie, fut conquise par le grand-duc de Lithuanie au commencement du XVme siècle, reprise cent ans après par ses anciens maîtres (403).
SUPP. p. 24, l. 12. au commencement du XVme siècle. Il faudroit dire: «à la fin du XIVme siècle». Vitold grand duc de Lithuanie prit Smolensk en 1396. Le grand duc Wasili Iwanowitsch le reprit en 1514.
N. 42. – La province de Novogorod. On dit que c’est dans ce pays que les anciens Slaves, ou Slavons, firent leur premier établissement. Mais d’où venaient ces Slaves, dont la langue s’est étendue dans le nord-est de l’Europe? Sla signifie un chef, et esclave, appartenant au chef (403).
ЛОМ. II. Имя славянское Esklavons. Хотя у французов уже твердо вкоренилось и сочинитель не переменит, однако, может припечатать следующее примечание. В греческом и латинском языке нет ни единого слова, ниже из имен собственных, которые бы двумя согласными SL начинались. И посему рассуждать должно, что слуху тех народов и языку сей выговор: СЛАвяне, был странен и труден. И видно из греческих и латинских писателей, что со временем, привыкши к прямому выговору, Славянами наших предков писать стали. Ибо Птоломей называет их Ставанами, Порфирогенит – Склаванами; y Бандурия, в «Цареградских Древностях», – Солавы; y Кедрина – Славы. Действительно, происходят от Славы, как явствует из окончаний имен государских: Святослав, Вышеслав, и прочих многих.
REM. II. p. 25, l. 10. Sla. ne signifie rien. C’est le mot de Slava qui a donné le nom aux Slaves. Il signifie en langue slavonne renommée, gloire. (REM. I: même texte).
SUPP. p. 25, l. 8. D’où venoient les Slaves? Il n’auroit pas été hors de propos, si Mr. de Voltaire en avoit parlé en peu de mots. Iordan, «De Originibus Slavicis», éclaroit cette demande.
JOUR. L’excellent ouvrage de M. Jordan, «De originibus Slavicis» fixe mieux l’origine des Slaves que l’historien de Russie; le mot Slawen dérive du mot russien Slawa, qui signifie gloire, et qui ne veut pas dire, pag. 25, chef, encore moins esclave appartenant au chef. – Objection de Voltaire: «M. de Voltaire n’a point dit ce que signifioit le mot Slawen; il a dit seulement que le monosyllabe sla signifie un chef ou esclave appartenant au chef».
N. 43. – (Les anciens Slaves) bâtirent la ville de Novogorod la grande, située sur une rivière navigable dès sa source… Le czar Ivan Basilovitz [note de Voltaire: «en russe Iwan Wassiliewitsch»] la conquit en 1467, et en emporta toutes les richesses, qui contribuèrent à la magnificence de la cour de Moscou, presque inconnue jusqu’alors (404).
ЛОМ. II. Царь Иван Васильевич взял Новгород. То не правда. Но дед его, великий князь Иван Васильевич, привел новгородцев под самодержавство московское, уничтожив республику.
REM. II. p. 25, l. 13. La ville de Novogorod est située près du lac d’Ilmen. La rivière de Wolkof (on écrit en russe: «Wolchof») qui sort de ce lac et traverse la ville, est partout navigable. Elle fait la communication entre les deux grands lacs d’Ilmen et de Ladoga, et c’est sur cette rivière que toutes les marchandises et autres denrées sont portées de l’intérieur du pays à Pétersbourg. (Manque dans les REM. I).
REM. II. p. 25, l. 18. Ce n’est pas le Tsar Iwan Basilovits, c’est son grand père le grand duc Iwan Basilovits, qui se rendit maître de la ville de Novgorod. La magnificence étoit très bien connue à la cour de Moscou avant ces dépouilles des Novogorodiens.
SUPP. p. 25, l. 14. Novgorod situé sur une rivière navigable dès sa source. Une rivière navigable dès sa source est une énigme. Pour l’éclaircir il faudroit ajouter que la rivière de Wolkof sort du lac de Ilmen qui est près de Novgorod.
SUPP. p. 25, l. 18. Le czar Ivan Basilovis la conquit en 1467. Le grand duc Iwan Basilovitsch, et non pas le czar conquit Novgorod en 1478.
Dans les textes manuscrits les dates, en effet, sont indiquées comme il est dit plus haut: 1481, 1467, 1478.
Voir appendice N. 2, par. 5.
N. 44. – Au midi de la province de Smolensko, vous trouvez la province de Kio-vie, qui est la petite Russie, la Russie rouge, ou l’Ukraine (édition 1759).
SUPP. p. 26, l. 2. la petite Russie, la Russie rouge, ou l’Ukraine. La petite Russie est bien différente de la rouge qui appartient à la Pologne. La province de Kiof est située dans la petite Russie, mais celle-ci comprend aussi quelques provinces qui font partie de la Pologne.
Voltaire a suivi cette indication et dans l’introduction au 2evolume il a déclaré qu’au lieu de «Russie rouge» il faut lire: «avec une partie de la Russie rouge». Cette correction, en effet, figure dans les nouvelles éditions (p. 404); toutefois, dans la même introduction, il a ajouté ce qui suit: «Au reste il est bon d’apprendre aux critiques mal instruits que la Volinie, la Podolie, et quelques contrées voisines, ont été appellées Russie rouge par tous les géographes».
N. 45. – La capitale Kiou, autrefois Kisovie, fut bâtie par les empereurs de Constantinople, qui en firent une colonie… c’est la seule ville qui ait quelque antiquité dans ce pays où les hommes ont vécu tant de siècles sans bâtir des murailles. Ce fut là que les grands-ducs de Russie firent leur résidence dans le XIme siècle, avant que les Tartares asservissent la Russie (404).
ЛОМ. II. p. 26. Киев будто построен царем греческим. Греческие цари отнюдь ничего не строивали в России. A построен Киев от князей Кия, Щека и Хорева.
REM. II. p. 26, l. 9. Kiou autrefois Kisovie. Cette ville n’a jamais porté d’autre nom que celui de Kiov. On n’y connoit aucune inscription grecque, et autant qu’on sait, aucun historien Bizantin ne dit qu’elle ait été une colonie grecque, ou qu’elle soit bâtie par les empereurs grecs. C’est peut-être l’ancien Olbiopolis, situé plus bas vers l’embouchure du Borysthène, qu’on a pris pour la ville de Kiovie. C’est à la fin du IXme siècle que les grands ducs de Russie la conquirent sur les Varèges, et y transférèrent leur résidence de Novgorod. (Dans les REM. I nous lisons seulement la première partie: «cette ville – empereurs grecs»).
SUPP. 26, l. 13. la seule ville qui ait quelque antiquité. Les annales de Russie donnent la ville de Novgorod pour plus ancienne. J’ai parlé ci-devant d’autres villes quoique postérieures de Kiow, mais déjà connues depuis le IXme et Xme siècles.
SUPP. p. 26. l. 18. Onzième siècle. Lisés: «neuvième».
Voir appendice N. 2, par. 4.
N. 46. – Les Ukrainiens, qu’on nomme Cosaques, sont un ramas d’anciens Roxelans, de Sarmates, de Tartares réunis (404).
SUPP. p. 26, l. 20. Les Ukrainiens qu’on nomme Cosaques. Pas tous les Ukrainiens sont Cosaques; on y trouve aussi des bourgeois et des paysans. Ils sont originairement Russes entremêlés d’autres nations limitrophes.
REM. II. p. 26, l. 9 [
N. 47. – (Les Ukrainiens) vivant des fruits que produit une terre aussi inculte que féconde, et vivant encore plus de rapines; amoureux à l’excès d’un bien préférable à tout, la liberté, et cependant ayant servi tour à tour la Pologne et la Turquie. Enfin, ils se donnèrent à la Russie, en 1654, sans trop se soumettre; et Pierre les a soumis (404).
REM. II. p. 27, l. 7. Les habitants de l’Ukraine ne vivent point de rapine. Ils vivent de leur industrie et de la culture des terres. Ce sont les Saporogiens qui font le métier de brigands (REM. I: même texte: Saporoviens).