Евгений Шмурло – Вольтер и его книга о Петре Великом (страница 50)
SUPP. p. 15, l. 20. Lappons hauts de trois coudées. C’est les faire trop petits contre les témoignages des auteurs qui ont écrit sur la Lapponie.
SUPP. p. 16, l. 2. tandis que leurs voisins sont d’une haute stature. Les Samoyèdes et les Finnois tous les deux voisins des Lappons sont à peu près de la même stature.
SUPP. p. 16, l. 14. originaires de Finlande. Les raisons qu’on voit ici alléguées contre cette hypothèse ne paraissent pas justes. Ce n’est pas toujours de propre choix qu’un peuple se détermine à habiter un pays. Les Lappons peuvent avoir été forcés à aller si loin vers le Nord par leurs voisins. La différence de visage, figure, couleur est supposée sans fondement. Ce n’est pas avec les hommes comme avec les herbes et les poissons.
SUPP. p. 17, l. 2. Les Lappons indigènes. Il me semble qu’on ne devoit pas faire entrer dans l’histoire de Pierre le Grand des hypothèses contraires à la Sainte Ecriture.
JOUR. Qui a dit à M. de Voltaire, pag. 15, que les Lappons vivent dans des cavernesa), qu’ils sont naturellement d’une couleur tannée, qu’ils révèrent une idole sous le nom de Jumala, et qu’ils offrent leurs femmes aux étrangers? Ces contes peuvent être agréables à lire, mais pour les rendre intéressants il n’eut point fallu donner ces mœurs à un peuple aussi connu que les Lappons depuis quelques années. Quel qu’un ignore-til que Lappons habitent des cabanes mobiles, que leur couleur naturelle n’est point du tout tannée, que Jumala dans leur langage signifie Dieu, Etre Suprême, et n’est rien moins qu’une idole; enfin, que jamais Lappon n’offrit sa femme aux étrangers. – a) Objection de Voltaire: «Qui l’a dit? Scheffer, Histoire du Lapon; Pierre Claude, Description de la Norvège; Pencer, Olaus Magnus, Paul Jove, tous les auteurs dignes de foi».
Voir appendice N. 1, objection N. 6.
N. 28. – Quand deux nations donnent aux choses d’usage, aux objets qu’elles voient sans cesse, des noms absolument différents, c’est une grande présomption qu’un de ces peuples n’est pas une colonie de l’autre. Les Finlandais appellent un ors karu, et les Lapons, mûriet; le soleil, en finlandais, se nomme auringa; en langue laponne, beve. Il n’y a là aucune analogie (400).
SUPP. p. 17, l. 14. Les Finlandois appellent. La différence de quelques mots dans les langues de deux [peuples] ne prouve pas, qu’un peuple ne soit descendu de l’autre, – témoins les nations originaires des anciens Germains, dont les langues sont fort différentes de la langue allemande. On trouve aussi quantité de mots, qui sont les mêmes dans les langues Finnoise et Lappone. Voyés Scheffer.
N. 29. – Les habitants de Finlande et de la Laponie suédoise ont adoré autrefois une idole qu’ils nommaient Iumalac; et depuis le temps de Gustave-Adolphe, auquel ils doivent le nom de luthériens, ils appellent Jésus-Christ le fils d’Iumalac (400).
SUPP. p. 17, l. 21. Iumalac. Lisés: «Iumala». C’est la suprême divinité que les Lappons et les Finnois ont adoré sous ce nom. Il était très naturel de le conserver dans le christianisme, puisqu’on ne trouvoit pas d’autres, qui signifioit la même chose. Ainsi il n’y a pas d’absurdité d’appeler Jésus-Christ fils de Iumala.
FAUTES, p. 17, l. 21. Iumalac. Lisés: «Youmala».
Au sujet de «Youmala» voir également plus haut le N. 27: ЛОМ. I.
N. 30. – La coutume qu’on leur [aux Lapons] imputait de prier les étrangers de faire à leurs femmes et à leurs filles l’honneur de s’approcher d’elles vient probablement du sentiment de la supériorité qu’ils reconnaissaient dans ces étrangers, en voulant qu’ils pussent servir à corriger les défauts de leur race (400).
SUPP. p. 18, l. 13. La coutume qu’on leur imputoit. On ne trouve rien sur ce chapitre dans les auteurs qui ont écrit expressément sur la Laponie.
Voir l’objection de Voltaire au N. 27.
N. 31. – Moscou… est au milieu d’une vaste et belle plaine, sur la rivière de Moska [note de Voltaire: «en russe, Moskwa»]… Cette ville n’était, au XIIIme siècle, qu’un assemblage de cabanes (401).
ЛОМ. I. chap. I, p. il. Москва стоит в великой и прекрасной долине. Москва стоит на многих горах и долинах, по которым возвышенные и униженные стены и здания многие города представляют, которые в один соединилися.
SUPP. p. 19, l. 18. Moscou assemblage de cabanes. Un gentilhomme très considérable nommé Kutschka demeuroit à Moscou dans le milieu du XIIme siècle. Le grand duc Andrei Jurjevitsch Bogolubski avoit épousé sa fille. Cette femme infidèle fit massacrer son mari à l’aide de ses frères. Par cette raison la famille de Kutschka fut exterminée. Après la mort du grand duc Alexandre Newski, le prince Daniel son fils alla demeurer à Moscou et y bâtit le Kreml en 1300. Son fils Jurji étant parvenu à la succession de Volodimer continua à résider à Moscou. Alors Moscou devint la capitale de Russie.
FAUTES, p. 19. Moska. Lisés: «Moskwa».
Voir appendice N. 1, objection N. 1.
Voir appendice N. 2., par. 1.
N. 32. – Le Kremelin [note de Voltaire: «en russe Kremln»]… n’a été bâti qu’au XIVme siècle, tant les villes ont peu d’antiquité dans cette partie du monde (401).
REM. II. p. 20, l. 1. peu d’antiquité. Avant que Moscou devint la résidence des grands ducs, ils firent leur séjour premièrement à Kiev et après à Wolodimer. (Manque dans les REM. I).
SUPP. p. 20. l. 1. Tant de villes ont peu d’antiquité. Cela seroit vray si Moscou étoit la plus ancienne de toute la Russie. Mais il y a des villes beaucoup plus anciennes, comme Kiew, Novogorod, Wolodimer, Rostof, Smolensk, Pleskow, Mourom et d’autres.
FAUTES, p. 19. Dans la note lisés: «Kreml». Ce nom vient du mot tatare Kerim qui signifie un endroit fortifié. Le château de Kreml a été bâti au XIVme siècle.
JOUR. Pourquoi, pag. 19, donner au château de Moscou le nom de Cremelin, et dire dans une note qu’autrefois ce château portoit le nom de Kremln? c’est vouloir bien inutilement multiplier les erreurs. La véritable orthographe et la seule prononciation de ce mot est Kreml; les Tartares ni les Russes ne le connoissent point sous d’autre dénomination.
N. 33. – Ce Kremelin fut construit par des architects italiens, ainsi que plusieurs églises, dans ce goût gothique, qui était alors celui de toute l’Europe; il y en a deux du célèbre Aristote de Bologne, qui florissait au XVme siècle; mais les maisons des particuliers n’étaient que des huttes de bois (401).
SUPP. p. 20, l. 8. les maisons des particuliers n’étoient que des huttes de bois. Plusieurs particuliers avoyent déjà des maisons de pierre dans le XVme siècle. On trouve dans les annales le tems, quand elles ont été bâties.
N. 34.– Le premier écrivain qui nous fit connaître Moscou est Oléarius (401).
SUPP. p. 20, l. 10. Le premier écrivain Oléarius. Il y a bien d’autres qui ont écrit avant Oléarius.
N. 35. – Oléarius… accompagna une ambassade d’un duc de Holstein, ambassade aussi vaine dans sa pompe qu’inutile dans son objet (401).
SUPP. p. 20. l. 12. Ambassade aussi vaine dans sa pompe qu’inutile dans son objet. L’objet de l’ambassade étoit l’établissement d’un commerce avec la Perse qu’on ne devoit pas nommer inutile; et la pompe étoit nécessaire pour faire connaître la grandeur de leur maître aux Persans.
N. 36. – Un Holstenois devait être frappé de l’immensité de Moscou, de ses cinq enceintes, du vaste quartier des czars, et d’une splendeur asiatique qui régnait alors à cette cour. Il n’y avait rien de pareil en Allemagne, nulle ville à beaucoup près aussi vaste, aussi peuplée. Le comte de Carlisle au contraire… se plaint, dans sa relation, de n’avoir trouvé ni aucune commodité de la vie dans Moscou, ni hôtellerie dans la route, ni secours d’aucune espèce. L’un jugeait comme un Allemand du Nord, l’autre comme un Anglais; et tous deux par comparaison (401–402).
SUPP. p. 20, l. 16. Un Holstenois devoit être frappé. Cela paroit être parlé avec trop de mépris de cet auteur dont l’érudition et les connaissances sont assez connues par ses ouvrages. La comparaison qu’on a ajouté entre Oléarius et le comte de Carlisle ne paroit pas toujours juste, et le dernier ne parle pas si désavantageusement de Moscou, comme Mr. de Voltaire le fait parler. S’il avoit fait, on pourroit l’attribuer à son mécontentement de n’avoir pas réussi dans sa négociation.
N. 37. – L’Anglais [Carlisle] fut révolté de voir que la plupart des boïards avaient pour lit des planches ou des bancs sur lesquels on étendait une peau ou une couverture; c’est l’usage antique de tous les peuples: les maisons, presque toutes de bois, étaient sans meubles (402).
SUPP. p. 21, l. 6. les bojards avoient pour lit des planches. Carlisle à la page 50 de son voyage dit plutôt le contraire, en attribuant le manquement des lits au seul menu peuple. «Persons of quality» – dit-il – «do lye upon beds or quilts».
N. 38. – Boris Godonou. (édition 1761: Godono) (402).
FAUTES, p. 22, l. 2. Godono. Lisés: «Godounoff».
N. 39. – Moscou… son circuit de vingt mille pas, la partie appelée la ville Chinoise, où les raretés de la Chine s’étalaient (402).
SUPP. p. 22, l. 18. Circuit de 20.000 pas. Ce nombre est ouvertement trop petit et il suffit à peine pour le diamètre de la ville de Moscou.