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Евгений Шмурло – Вольтер и его книга о Петре Великом (страница 49)

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N. 20. – Vibourg… et la partie de la Finlande perdue et cédée par la Suède en 1742, sont un autre gouvernement (398).

SUPP. p. 13, l. 6. cédée par la Suède en 1742. Lisés: «en 1743».

N.21. – La province d’Archangel, pays entièrement nouveau pour les nations méridionales de l’Europe (398).

ЛОМ. I. chap. I, p. 7. Земля около города Архангельска, весьма новая для прочей Европы, учинилась известна в половине XVI века. В Двинской провинции, где ныне город Архангельский, торговали датчане и другие нордские народы за тысячу лет и больше. О сем пишет Стурлезон, автор ХІІ-го столетия по Христе.

SUPP. p. 13, l. 10. Arcangel pays entièrement nouveau. Il avoit été connu depuis plusieurs siècles sous le nom de Biarmie.

JOUR. Il semble que M. de Voltaire n’ait écrit son histoire que pour nier les faits les plus connus. Archangel, dit-il, pag. 13, pays entièrement nouveau. Quoi! L’ancienne Biarme est un pays nouveau? – Objection de Voltaire: «On appelle pays nouveau celui qui peu connu, sort enfin de son obscurité… Qu’Archangel ait été habité avant que Pierre le Grand y ait fait construire la capitale de la province de Dwina; qu’il y ait eu même un couvent de moines, Archangel n’est pas moins depuis cette époque un pays entièrement nouveau».

N. 22. – (Pays d’Arcangel) prit son nom de saint Michel l’archange, sous la protection duquel il fut mis longtemps après que les Russes eurent reçu le christianisme, qu’ils n’ont embrassé qu’au commencement du XIme siècle (399).

REM. II. p. 13, l. 12. de saint Michel l’arcange. Avant la découverte du port d’Arcangel faite par les Anglois, il y avoit à l’endroit, où l’on bâtit après la ville, un couvent qui portoit ce nom, et qui le donna à la ville. (REM. I: même texte.)

SUPP. p. 13. l. 13. sous la protection duquel il fut mis. Il vaut mieux s’expliquer de la manière comme on a remarqué dans les remarques précédentes.

SUPP. p. 13, l. 14. longtemps après que les Russes eurent reçu le christianisme. Cela paroit être déplacé ici.

JOUR. Etoit-il si difficile d’apprendre que lorsque les Anglois y abordèrent en 1553 ils y rencontrèrent un couvent dédié à St. Nicolas, ce qui leur fit donner le nom de Cours de St. Nicolas à l’embouchure de la Dwina? Etoit-il si difficile d’apprendre que dans ce même temps il y avoit à environ 8 verstes de cette embouchure un autre couvent dédié à l’Archange St. Michel; et que c’est là, et non dans un pays nouveau que la ville d’Archangel a été bâtie en 1710? Il étoit bien plus simple de dire la vérité d’après tous les historiens du Nord, que de supposer seul qu’Archangel a été mis sous la protection de St. Michel; premièrement parce que cela n’est pas; en second lieu, parce que la coutume de mettre des villes sous la protection des Sts. est un usage absolument inconnu dans toute l’étendue de l’empire de Russie.

N. 23. – Les Anglais, en 1533, cherchèrent un passage entre les mers du nord et de l’est pour aller aux Indes orientales. Chancelor… découvrit le port d’Archangel dans la mer Blanche. Il n’y avait dans ce désert qu’un couvent avec la petite église de Saint-Michel l’archange (399).

SUPP. p. 13, l. 18. les Anglois en 1533. Lisés: «1553».

SUPP. p. 13, l. 22. port d’Arcangel. Ils abordèrent premièrement à Saint-Nicolas petit couvent à l’embouchure de la Dvina, puisque le couvent d’Arcangel, où on a bâti depuis la ville, étoit situé de 70 ou 80 werstes plus haut sur la même rivière.

SUPP. p. 14, l. 1. il n’y avoit dans ce désert qu’un couvent. Le pays d’Arcangel n’étoit pas un désert. L’ancienne ville de Kolmogorie y étoit et plusieurs villages.

Voir: lettre de Voltaire à Šuvalov du Ier août 1758. (Œuvres, XXXIX, 476.)

N. 24. – Les Anglais… se rendirent aisément les maîtres du commerce de la Russie, lequel, de la ville de Novogorod où il se faisait par terre, fut transporté à ce port [d’Archangel] de mer. Il est, à la vérité, inabordable sept mois de l’année (399).

ЛОМ. I. chap. I, p. 8. Девять месяцев нет пристани к Архангельскому городу. С половины мая до Покрова Двина всегда чиста бывает, и того 4½ месяца; итак 7½, а часто только 7 месяцев Двина бывает неприступна.

SUPP. p. 14, l. 11? Le commerce de Novogorod fut transporté à Arcangel. C’étoit une nouvelle branche de commerce qui fut établie à Arcangel. Novgorod conserva le sien pour Narva, Reval.

N. 25. – Les Anglais obtinrent le privilège d’y [Archangel] commercer sans payer aucun droit (З99).

REM. II. p. 14, l. 15. sans payer aucun droit. Ce n’étoit que du commencement. On les obligea après de payer les mêmes droits que les autres nations qui faisaient lé commerce d’Arcangel, c’est-à-dire, dix pour cent. Le comte de Carlisle, ambassadeur de l’Angleterre, se donna beaucoup de mouvements pour faire rendre aux Anglois la franchise des droits, mais il n’y réussit pas. (Ce texte ne figure point dans les REM. I.)

N. 26. – Les Génois et les Vénitiens avaient établi un commerce avec les Russes par l’embouchure du Tanaïs, où ils avaient bâti une ville appelée Tana; mais depuis les ravages de Tamerlan… cette branche du commerce des Italiens avait été détruite; celui d’Archangel a subsisté… jusqu’au temps où Pierre le Grand a ouvert la mer Baltique à ses États (399).

REM. I. p. 14, l. 23. la ville de Tana. Elle étoit connue longtemps avant l’arrivée des Génois et Vénitiens.

REM. II. p. 14, l. 23. la ville de Tana. Voyés les précédentes remarques et les réponses aux demandes de Mr. de Voltaire.

SUPP. p. 14, l. 21. Les Génois et les Vénitiens avoient bâti Tana. La ville a été bâtie longtemps auparavant par les Grecs. Les Vénitiens n’ont pas eu de rapport à ce commerce.

SUPP. p. 15, l. 3. Le commerce d’Arcangel a subsisté jusqu’à Pierre le Grand. Il subsiste encore, quoique il n’est plus si florissant qu’il étoit avant que la plus grande partie en fut transportée à Pétersbourg.

Voir: Appendice N. 1, objection N. 5.

N. 27. – La Laponie russe… Les peuples qui l’habitent étaient confusément connus de l’antiquité sous le nom de Troglodytes et de Pygmées septentrionaux; ces noms convenaient en effet à des hommes hauts pour la plupart de trois coudées, et qui habitent des cavernes; ils sont tels qu’ils étaient alors, d’une couleur tannée, quoique les autres peuples septentrionaux soient blancs; presque tous petits, tandis que leurs voisins et les peuples d’Islande, sous le cercle polaire, sont d’une haute stature… On a prétendu, sur la foi d’Olaüs, que ces peuples étaient originaires de Finlande, et qu’ils se sont retirés dans la Laponie, où leur taille a dégénéré. Mais pourquoi n’auraient-ils pas choisi des terres moins au nord, où la vie eût été plus commode? pourquoi leur visage, leur figure, leur couleur, tout diffère-t-il entièrement de leurs prétendus ancêtres? Il serait peut-être aussi convenable de dire que l’herbe qui croit en Laponie vient de l’herbe du Danemark, et que les poissons particuliers à leurs lacs viennent des poissons de Suède. Il y a grande apparence que les Lapons sont indigènes, comme leurs animaux sont une production de leur pays, et que la nature les a faits les uns pour les autres (399–400).

ЛОМ. I. chap. I, p. 9 et 10. Лопари смуглы, не финского поколения, почитают идола Юмалу. Однако, лопари белокуры, больше финского облику; язык с финским, как французский с итальянским, сходны. Юмала по-чухонски и по-лопарски Бог. Ростом лопари малы и силою слабы затем, что больше рыбою кормятся.

ЛОМ. II. Лопари отнюдь не черны, и с финцами одного поколения, равно как и с корелами и со многими сибирскими народами. Язык имеют одного происхождения, и разнятся друг от друга, как немецкий от датского и шведского, или итальянский от французского; a отличаются лопари только одною скудостию возраста и слабостию сил затем, что мясо и хлеб едят редко, питаясь одною почти рыбою. Я, будучи лет 14, побарывал и перетягивал тридцатилетних сильных лопарей. Лопарки, хотя летом, когда солнце не заходит, весьма загорают, ни белил, ни румян не знают; однако, мне их видать нагих случалось и белизне их дивиться, которою они [sic] самую свежую треску превосходят, свою главную и повседневную пищу.

REM. I р. 15. Les Lappons habitent des cabanes couvertes d’écorce d’arbres, ou de peaux de rennes ou d’élans, qu’ils transportent d’un endroit à l’autre. Ils sont naturellement de la même couleur que les autres Européens, mais ils la changent en se frottant d’huile de poissons, et s’exposant à l’ardeur du soleil. Ils croyent que c’est un moyen pour conserver la santé.

REM. II. p. 15 à la fin. Les Lappons n’habitent point des cavernes, mais des ca-banes couvertes des peaux de rennes et d’élans, qu’ils transportent d’un endroit à l’autre. Ils sont de la même couleur que les autres Européens, surtout les jeunes gens. Ce qui leur donne cette couleur tannée, c’est qu’ils se frottent le visage et le corps d’huile de poissons, et s’exposent à l’ardeur du soleil. Ils croyent que c’est un moyen de conserver la santé. Le mémoire sur les Lappons, Samoyèdes et Ostiacks, dont on a fait parvenir un extrait à M. de Voltaire, est composé par une personne qui a passé plusieurs années dans ce pays, et qui s’est donné beaucoup de soin à examiner tout ce qui regarde ces peuples.