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Евгений Шмурло – Вольтер и его книга о Петре Великом (страница 80)

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Voltaire ne se rendit pas au désir qui lui était témoigné et, à ce qu’il paraît, n’apporta aucune modification au texte primitif.

N. 355. – Sheremetoff, dans sa lettre, faisait seulement souvenir le vizir de quelques offres de paix que la Porte avait faites au commencement de la campagne par les ministres d’Angleterre et de Hollande, lorsque le divan demandait la cession de la citadelle et du port de Taganrock, qui étaient les vrais sujets de la guerre (527).

SEC. p. 17, par les ministres d’Angleterre et d’Hollande. Ajoutés: et en dernier lieu par Castriot envoyé du Hospodar de Valachie.

SEC. ibid. lorsque le Divan etc. Ceci parroit superflu puisqu’on a déjà parlé ailleurs des motifs qui ont porté les Turcs à commencer cette guerre. Ce n’est pas la cession, mais la démolition du port de Taganrock qu’ils avoyent demandé.

Ce fut en vain que ces deux observations furent formulées.

N. 356. – Il se passa quelques heures avant qu’on eût une réponse du grand vizir. On craignait que le porteur n’eût été tué par le canon, ou n’eût été retenu par les Turcs. On dépêcha un second courrier avec un duplicata, et on tint conseil de guerre en présence de Catherine. Dix officiers généraux signèrent le résultat que voici: «Si l’ennemi ne veut pas accepter les conditions qu’on lui offre, et s’il demande que nous posions les armes et que nous nous rendions à discrétion, tous les généraux et les ministres sont unanimement d’avis de se faire jour au travers des ennemis». En conséquence de cette résolution, on entoura le bagage de retranchements, et on s’avança jusqu’à cent pas de l’armée turque, lorsque enfin le grand vizir fit publier une suspension d’armes (528).

SEC. ibid. L’armée Turque avançoit. Les janissaires rebutés par le feu du jour passé ne vouloient pas recommencer l’attaque, quoique dès le matin le grand vizir l’avoit ordonné. On ne faisoit donc que se canonner de part et d’autre. Dans un conseil de guerre, tenu ce matin dans l’armée Russienne il avoit été résolu d’attaquer l’ennemi et de vaincre ou mourir les armes à la main. En voici le résultat: «Si l’ennemi ne voudra pas accepter les conditions qu’on va lui offrir et qu’il demandera que nous mettions bas les armes et nous rendions à discrétion, tous les généraux et le ministre sont unaniment d’avis de se faire jour à travers de l’ennemi les armes à la main en remontant la rivière. De Hallart, Bruce, Osten, Maréchal Sheremetoff, Janus d’Eberstadt, Prince Repnin, Prince Golitzin, Prince Dolgoroukoi lieutenant-colonel aux gardes, Comte Golofkin». – [Note.] NB. C’est uniquement pour la connaissance de Mr. de Voltaire [liste des noms], car il est superflu qu’il mette tous ces noms. – Comme on ne voyait personne revenu du camp turc, on ordonna aux troupes en conséquence de la susdite resolution de marcher à l’ennemi, après avoir fait des chariots une espèce de barricade autour des bagages dont on avait commis la garde aux Cosaques et Moldaviens. Mais à peine furent elles avancées à quelques dizaines de toises que les Turcs envoyèrent dire de n’aller plus loin, puisqu’ils acceptoient la paix. Ils publièrent d’abord un armistice et demandèrent qu’on leur envoya quelqu’un chargé de traiter des conditions de la paix.

Voltaire se servit largement des informations fournies.

N. 357. – Le vice-chancellier Schaffirof alla dans sa tente avec un grand appareil (528).

SEC. p. 18. Le vice-chancellier Shaphirof. Il alla seul dans la tente du grand vizir suivi d’un secrétaire et de deux ou trois autres gens. Ce n’est qu’après avoir reglés les articles du traité que le major-général Sheremetoff fils du maréchal passa au camp turc pour rester auprès du grand vizir conjointement avec Shaphiroff jusqu’à l’entière exécution du traité.

N. 358. – Le premier secrétaire du viziriat (529).

SEC. p. 19, secrétaire d’État de la Porte. Il n’étoit secrétaire du viziriat.

Sic. Ne faudrait-il pas lire: il n’étoit que secrétaire du viziriat?

N- 359. – Dans ce temps-là même le corps d’armée commandé par le général Renne (529).

SEC. ibid. l’Autre armée russe. Le corps du général Rönne.

Les modifications apportées au texte manuscrit à la suite de cette rectification sont apparentes.

N. 360. – Le czar avait un autre corps d’armée (529).

SEC. ibid. Encor un autre corps d’armée. En partant du Dniester on y avoit laissé sur la frontière quatre régimens aux ordres du général Ghesheff pour couvrir les magazins qu’on y formoit, et un autre petit corps étoit resté à Yassi.

N. 361. – Les articles de cette paix ne furent point rédigés (529).

SEC. p. 20, trêve de quinze ans. Il n’est pas marqué dans le traité que ce fut une prolongation de quelque trêve. Si Mr. de Voltaire entend ici la paix de 1700, elle a été faite pour trente ans.

Là encore le texte a été évidemment corrigé.

N. 362. – Le vizir demanda longtemps qu’on lui livrât Cantemir, comme le roi de Suède s’était fait livrer Patkul… Les Turcs… insistèrent en vain sur l’extradition de Cantemir. Pierre écrivit ces propres paroles au vice-chancellier Schafiroff: «J’abandonnerai plutôt aux Turcs tout le terrain qui s’étend jusqu’à Cursk: il me restera l’espérance de le recouvrer; mais la perte de ma foi est irréparable, je ne peux la violer. Nous n’avons de propre que l’honneur: y renoncer, c’est cesser d’être monarque» (530).

SEC p. 21. Le vizir demanda longtemps qu’on lui livrait Cantemir. La reponce héroique de Pierre I mérite d’être rapportée. Il dit: «Je me soumettrait à abandonner aux Turcs tout le terrain qui s’étend jusqu’à Cursk: en le quittant il me reste l’espérence de le recouvrer, mais la perte de ma foi est irréparable. Je ne peux penser à la violer ni livrer un prince qui a quitté sa principauté pour l’amour de moi. Nous n’avons de propre que l’honneur, y renoncer c’est cesser d’être monarque». Les paroles portèrent les Turcs à se désister de leur demande.

Les paroles que Pierre adressa à Saphiroff manquaient probablement dans le manuscrit.

N. 363. – Le traité fut conclu et signé près du village nommé Falksen, sur les bords du Pruth (530).

SEC. p. 21. Un lieu nommé Falksin. C’est dans une plaine à quelques lieues de Falksin que ce traité fut conclu et signé le 12/23 juillet.

N. 364. – la mer de Zabache (530).

SEC. ibid. Mer de Zabache, comme Mr. de Voltaire la nomme, ailleurs Palus Méotide. Il vaut mieux garder partout ce nom qui est plus usité.

N. 365. – suivi d’un corps de huit mille Turcs (533).

SEC. suivi d’un corps de 12.000 Turcs. Le corps n’étoit que d’environ 800 [sic] hommes de cavallerie.

Voltaire corrigea sans doute le texte primitif; et cependant, en admettant que notre copie soit exempte d’erreur, le changement qu’il y apporta est assez singulier.

N. 366. – de Kamienska (533).

SEC. l. 1, p. 2, de Kamienska – de Kamennoi Zaton.

Aucune correction de la part de Voltaire.

N. 367. – la reddition d’Azof et la démolition de Taganrock (533).

SEC. l. 2, ibid. reddition d’Asoph et de Taganrock – reddition d’Asoph et la démolition de Taganrock.

Le conseil fut suivi et le texte amendé sur ce point.

N. 368. – Il fallait, aux termes du traité, distinguer l’artillerie et les munitions d’Azof qui appartenaient aux Turcs de celles que le czar y avait mises depuis qu’il avait conquis cette place (533).

SEC. l. 6, ibid. conquis ces deux places. Il ne s’agissoit que de cette artillerie que les Turcs avoyent laissé à Asoph lorsque les Russes s’en rendirent maîtres en 1696. Le fort et le port de Taganrock n’existaient pas alors. C’est Pierre qui les à fait bâtir après.

En prenant en considération cette remarque, Voltaire changea sa première rédaction de ce passage.

N. 369. – le gouverneur (533).

SEC. ibid. le gouverneur. C’étoit le grand amiral Apraxin. Voyés l’extrait de quelques lettres de Pierre I écrites à lui.

N. 370. – Nordberg dit que le bostangi bachi… (533).

SEC. ibid., l. 23. Baltagi-Bachi. C’étoit un Bastangi Bachi, comme Nordberg le dit aussi.

Voltaire corrigea l’erreur.

N. 371. – Après avoir perdu, par le traité de Falksen avec le sultan, ses ports et ses forteresses sur les Palus-Méotides… (535).

SEC. p. 6. l. 6, ses ports. Il n’y avoit d’autres ports que celui de Taganrock.

N. 372. – Il [le czar] maria dans Torgau son fils Alexis avec la princesse de Volfenbuttel… mariage qui fut depuis si funeste, et qui coûta la vie aux deux époux (536).

SEC. p. 7. l. 4, il maria. Le mariage se fit le 14 Octobre v. st. Puisque Mr. de Voltaire se sert partout de nouveau stile il faudrait mettre le 25 octobre 1711.

Dans le texte imprimé nous trouvons une note de Voltaire: «25 octobre 1711».

SEC. ibid. l. 22, son fils Alexiovits. Il s’appeloit Alexis comme Mr. de Voltaire le nomme lui-même plus bas. Alexiovits signifie fils d’Alexis.

L’erreur a été corrigée.

SEC. ibid. coûta la vie aux deux époux. L’épouse du Tsarovits mourut en couches le 1 novembre 1715, neuf jours après avoir mis au monde le prince qui succéda à l’Impératrice Catherine. Cette digne princesse fut beaucoup regrettée de Pierre I et de toute la nation. Les chagrins que son époux lui donnoit sans-cesse n’avoient pas moins contribué à sa mort que la négligence de la sage-femme.

N. 373. – avec Eudoxie Lapoukin (536).