Блез Сандрар – L’Or / Золото. Книга для чтения на французском языке (страница 5)
En attendant, il débarque petitement dans la capitale, Honolulu, et présente à la factorie les lettres de recommandations qui lui ont été données par les fonctionnaires de la Compagnie de l’Hud-son Bay, à Fort Van Couver.
Ici aussi il est très bien accueilli.
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Honolulu est une capitale très animée.
Le fond de la population se compose essentiellement d’aventuriers maritimes, surtout des déserteurs des flotilles de baleiniers. Naturellement, toutes les races du monde y sont représentées, mais l’élément basque et l’élément yankee dominent. Tous les milieux adoptent Suter d’enthousiasme et il a la chance de rencontrer quelques vieilles connaissances de New York. En leur compagnie maintenant, il prend part à quelques spéculations sur les cargaisons de copra, de nacre ou d’écaille amarrées au large et il est assez heureux pour gagner rapidement une petite fortune.
C’est à cette époque que lui vint l’idée d’employer dans ses plantations futures la main-d’œuvre canaque. Il faudra des bras pour exploiter la Californie et défricher les immenses territoires de l’ouest américain. L’Afrique est par trop loin et la traite commence à être trop réglementée dans l’Atlantique. Il n’y a plus de bénéfice possible. Il est d’ailleurs amusant de déjouer la réglementation internationale, et d’éviter le droit de visite réciproque des navires en installant la traite dans des parages insoupçonnés. On embarquera de force les populations des Îles. Le Pacifique doit se suffire.
Il s’ouvre de cette idée à ses associés, auxquels il a déjà touché deux, trois mots sur ses projets californiens et laissé entendre de grandes choses. Le soir même, dans une taverne, on signe l’acte de constitution de la
Les conventions signées, c’est une orgie de rhum.
Cette affaire faite, il faut songer au départ, et ça n’est pas chose facile.
Suter est pressé.
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Il n’y avait aucun navire sur rade qui fît les ports mexicains ou qui voulût le conduire à San Diego. Il n’y avait qu’un Russe prêt à appareiller pour Sitka, établissement russe sur la côte américaine, là-haut, dans l’extrême nord du Pacifique.
Les Russes, rayonnant du Kamtchatka, faisaient de nombreux établissements sur la côte de l’Amérique. Étendant toujours plus leur empire, ils se heurtaient à l’est à la puissance grandissante des États-Unis ; mais au sud, ils atteignaient déjà les côtes mexicaines où ils avaient de nombreuses colonies. De Sitka au Mexique des goélettes russes faisaient la traversée régulièrement.
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