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Оноре де Бальзак – Озорные рассказы / Les contes drolatiques. Уровень 1 (страница 3)

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– Eh! mon père, quand je suis à l’église, je ne vois ni prêtre, ni autres. Je ne vois que l’enfant Jésus, et je sens mon désir. Oh, si je pèche…

Et l’abbé parla à Blanche de sainte Lidoire qui se fut endormi sur le soleil, et un jeune homme l’a fait enceinte. Elle ne réveilla pas et ne fit aucun mouvement.

– Oh! mon père, dit-elle, soyez sûr que je ne bougerais pas plus qu’elle[28]!

Quand elle revint, elle vit Renée.

– Ah! se dit Blanche, si ce page avait plus que quinze ans, je m’endormirais bien fort près de lui.

Le soir même, elle restait songeuse dans son fauteuil. Monsieur Bruin demanda ce qui fait sa femme se soucier.

– La pensée, fit-elle, que vous avez dû lancer dans les aventures quand vous étiez très jeune, si vous êtes ruiné maintenant…

– Oh! répondit-il en souriant, à l’âge de treize ans et demi, j’avais engrossé la servante de ma mère…

IV

Comment et par qui fut fait un enfant

D’habitude le Sénéchal dormait pendant l’après-midi. Blanche décida de profiter de ce temps libre pour parachever l’éducation de René.

D’abord elle demanda le garçon de lire les litanies de madame la Vierge. Puis elle fit semblant de dormir[29]. Elle attendait. Mais le jeune homme amoureux n’embrassa que le pied de Blanche et sortit de la salle.

Le lendemain le page fut appelé de nouveau, et Blanche s’endormit pour la deuxième fois. René passa la main sur la jambe de la femme. Mais il eut peur. Ne supportant plus, Blanche s’écria:

– Va donc, René! Je dors!

Effrayé, le garçon s’enfuit.

Pendant le dîner René reçut de Blanche un regard si éloquent qu’il transforma de l’enfant à l’homme immédiatement. Après le dîner il trouva la dame endormie et lui donna plus qu’elle ne pensait. À la fin Blanche s’écria:

– Oh! René, tu m’as éveillée!

Ils commencèrent à passer chaque après-midi comme ça. Blanche s’inquiéta enfin de l’avenir de son page bien-aimé.

– Tu sais, dit-elle, que j’ai un enfant, et qu’on ne pourra pas le cacher. Tu dois aller à l’abbé de Marmoutier pour lui confesser tes péchés.

– Le voulez-vous donc, ma mie?

– Oui, répondit-elle.

– Eh bien, j’irai[30]; mais dormez encore, que je vous dise adieu!

Le lendemain, plus pour sauver sa chère dame que pour soi, et aussi pour obéir à elle, René alla à l’abbé.

V

Comment dudit péché d’amour fut faite pénitence et mené grant deuil[31]

– Vrai Dieu! s’écria l’abbé, lorsqu’il attendit l’histoire de René. Sais-tu que tu perds le ciel pour toujours?!

– Hélas! mon père, fit un garçon tout épouvanté, quinze ans seraient-ils assez pour m’acquitter de tant de plaisirs?[32]

– Allez! reprit le vieil abbé; ne péchez plus.

René rentra et raconta tout au sénéchal.

Monsieur Bruin voulut tuer le pécheur. Mais la jeunesse de garçon toucha son cœur.

– Va-t’en au diable d’où tu viens! s’écria le sénéchal, et René s’enfuit.

Et monsieur Bruin trouva Blanche qui attendait son bien-aimé.

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