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Евгений Шмурло – Вольтер и его книга о Петре Великом (страница 71)

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N. 214. – Pierre et son ambassade prirent leur route, au mois d’Avril 1697, par la grande Novogorod. De là on voyagea par l’Estonie et par la Livonie, provinces autrefois contestées entre les Russes, les Suédois et les Polonais, et acquises enfin à la Suède par la force des armes (456).

REM. I. p. 150, l. 4. par l’Estonie. L’ambassade en allant de Novogorod à Riga passa par Plescovie, sans toucher l’Estonie, le détour auroit été trop grand et inutile.

REM. I. ibid. l’Estonie n’a jamais été contestée entre les Russes, les Suédois et les Polonais; mais la ville de Dörpt et une partie de la Livonie attenante à la Russie.

REM. II. p. 150, l. 4. par l’Estonie. On ne passa pas par l’Estonie en allant de Novogorod à Riga. Ce seroit un détour trop grand et absolument inutile. Aussi la grande ambassade ne prit pas cette route, comme on l’a déjà fait remarquer précédemment. L’Estonie n’a jamais été contestée entre les Russes, Suédois et Polonais, mais la ville de Dörpt et une partie de la Livonie appartenante à la Russie. (MÜLLER: idem.)

N. 215. – Le comte d’Alberg gouverneur de Riga (édition 1759). Dans l’édition Garnier, (p. 456) probablement errata typographique: d’Albert.

FAUTES, p. 150, l. 12. le comte d’Alberg. Il s’appelloit comte de Dalberg.

N. 2i6. – De la Livonie on alla dans la Prusse brandebourgeoise (456).

ЛОМ. I. chap. 6, p. 85. Г-н Вольтер здесь пропустил описание опасности Петра Великого в переезде через Двину льдом.

REM. II. p. 150, l. 19. on alla dans la Prusse Brandebourgeoise. On pourroit ajouter: «en passant par Mietau, où le duc de Curlande fit à l’ambassade une magnifique réception, et la défraya en tout». (MÜLLER: idem. Ce texte manque dans les REM. I.).

N. 216.* – De la Livonie on alla dans la Prusse brandebourgeoise, dont une partie a été habitée par les anciens Vandales: la Prusse polonaise avait été comprise dans la Sarmatie d’Europe (456).

BÜSCH. anciens Vandales. Der Verfasser hätte sagen sollen durch die Wenden oder Venedos, als welche vor Alters in Preussen und derselben Gegend gewohnt haben. Die Wandalen haben ihren Sitz damais zwischen der Weichsel, Oder und Elbe gehabt.

BÜSCH. comprise dans la Sarmatie d’Europe. Warum nicht auch das brandenburgische Preussen?

N. 217. – L’électeur… se piqua de recevoir l’ambassade dans sa ville de Koenigsberg avec un faste royal… Le czar était vêtu à l’allemande. Un prince de Géorgie qui était avec lui, vêtu à la mode des Persans, étalait une autre sorte de magnificence: c’est le même qui fut pris à la journée de Narva, et qui est mort en Suède (456). (Dans l’édition 1759 nous lisons également: prince de Géorgie.)

ЛОМ. I. chap. 6, p. 85. Prince d’Arménie. Я от роду не слыхивал, чтоб где был принц армянский. Разве грузинский.

Il s’agit du tsarévitch Alexandre d’Imeréthie. Dans son «Histoire de Charles XII» Voltaire en parle en ces termes (pp. 176–177): «Parmi les prisonniers faits à la journée de Narva, on en vit un qui était un grand exemple des révolutions de la fortune: il était fils aîné et héritier du roi de Géorgie; on le nommait le czarafis Artfchelou; ce titre de czarafis signifie prince, ou fils du czar… Son père Mittelleski, czar et maître de la plus belle partie des pays qui sont entre les montagnes d’Ararat et les extrémités orientales de la mer Noire, avait été chassé de son royaume par ses propres sujets en 1688, et avait mieux aimé se jeter entre les bras de l’empereur de Moscovie que recourir à celui des Turcs».

N. 218. – Ses troupes remportaient une victoire contre les Tartares, assez près d’Azof, et même quelques mois après elles prirent la ville d’Or ou Orkapi, que nous nommons Précop (459).

REM. II. p. 154, l. 19. Or Kapi. Ils ne prirent jamais cette ville, quoique cette nouvelle fut répandue dans ce tems-là par les gazettiers et journalistes. Tout ce qui est vrai, c’est qu’il y eut quelques combats avec les Tatares de la Crimée et les Turcs dans le voisinage d’Asoph à l’avantage des Russes. Or, ou Orkapi, est la forteresse qui défend l’entrée dans la Crimée (REM. I. et MÜLLER: même texte; Tartares).

N. 219. – Il [Pierre le Grand] partit pour l’Angleterre, toujours à la suite de sa propre ambassade (460).

REM. II. p. 158, l. 10. à la suite de sa propre ambassade. Il partit seul pour l’Angleterre. Son second ambassadeur Golovin le suivoit après. Voyés les remarques (REM. I. et MÜLLER: idem).

N. 220. – Fergusson, Ecossais, bon géomètre, se mit à son service (460).

FAUTES, p. 159, l. 17. Fergusson. Il établit à Moscou une école d’arithmétique, dont le but principal étoit d’instruire les jeunes gens, qu’on destinoit pour la marine. Cette même école a été erigée, en 1715, en académie de marine.

N. 221. – Il [Pierre le Grand] amenait avec lui [de l’Angleterre en Hollande] trois capitaines de vaisseau de guerre, vingt-cinq patrons de vaisseau, nommés aussi capitaines, quarante lieutenants, trente pilotes, trente chirurgiens, deux cent cinquante canonniers, et plus de trois cents artisans (461).

FAUTES, p. 160, l. 4. Il y a ici une erreur de calcul.

N. 222. – Cette fête, qui se nomme wurtchafft… (462).

FAUTES, p. 161, l. 17. wurtchafft. On écrit: «Wirtschaft».

N. 223. – le comte de Vorkla (462).

FAUTES, p. 164, l. 20. Vorkla. Lisés: «comte de Volkra».

n. 224. – Leurs corps [des strélitz] restèrent deux jours exposés sur les grands chemins, et surtout autour du monastère où résidaient les princesses Sophie et Eudoxe (464).

REM. II. p. 166, à la fin. Les sœurs de Sophie n’étoient point enfermées avec elle. Elles vivoient à la Cour comme auparavant (REM. I.: idem. MÜLLER: même texte).

N. 225. – Les évêques s’étaient arrogé le droit de glaive, celui de condamner à des peines afflictives et à la mort, droit contraire à l’esprit de la religion et au gouvernement (465).

REM. II. p. 173, l. 13. droit de glaive. Les patriarches n’ont jamais eu, ni même osé s’arroger les droits de condamner à des peines afflictives et à la mort. Si quelqu’un du clergé avoit commis un crime qui méritoit tel supplice, on le depouilloit de ses qualités spirituelles, et on le remettoit entre les mains du juge temporel pour subir les peines qu’il avoit mérité (REM. I.: même texte; quelques mots seulement sont remplacés, le fond de la pensée restant le même). (MÜLLER: idem.)

N. 226. – Le patriarche Adrien étant mort à la fin du siècle… (465).

REM. II. p. 173, l. 17. à la fin du siècle. Adrien mourut le 16 Novembre v. st. 1700 (REM. I.: idem. MÜLLER: idem).

N. 227. – L’ancien usage de l’Église russe est que les prêtres séculiers se marient au moins une fois; ils y sont même obligés, et autrefois, quand ils avaient perdu leur femme, ils cessaient d’être prêtres (466).

ЛОМ. I. chap. 6, p. 106. Вдовые попы перестают быть попами. Неправда.

FAUTES, p. 175, l. 18. au moins une fois. Ils ne se marient qu’une seule fois; quand ils ont perdu leur femme, ils n’osent plus se remarier. Cependant avec une dispence qu’on leur accorde ordinairement, ils ne cessent pas d’être prêtres. Cette coutume a été observée de tout temps, et Pierre I n’y a rien changé.

BÜSCH. perdu leur femme. Diese Stelle bedarf einer Verbesserung. In der griechischen und also auch in der russischen Kirche, müssen die weltlichen Priester sich einmal verheirathen, und zwar mit einer Jungfrau, und von der Ordination. Stirbt die Frau, so darf der Priester nicht zum zweytenmal heirathen, er kann aber auch als Witwer der Pfarre nicht mehr vorstehen, sondern muss entweder in ein Kloster gehen, und ein Monchen-Priester werden, oder sich entweihen lassen, und alsdenn kann er wieder heirathen. Diese Gewonheit dauert beständig fort.

N. 228. – Il [Pierre le Grand] ordonna qu’on n’entrerait dans les cloîtres qu’à cinquante ans, c’est-à-dire dans un âge où cette tentation ne prend presque jamais, et il défendit qu’on y reçût, à quelque âge que ce fût, un homme revêtu d’un emploi public. Ce règlement a été aboli depuis lui (466).

ЛОМ. I. chap. 6, p. 106. Ce règlement a été aboli depuis lui. Также неправда; затем что и поныне пострижение имеет свои пределы.

BÜSCH. n’entrerait dans les cloîtres. Nämlich eine Frauenperson; eine Mannsperson, die ein Monch werden wollte, sollte nicht unter 30 Jahren seyn.

BÜSCH. à quelque âge que ce fût. Es solle auch niemand ohne ausdrückliche Erlaubniss des Synods als Mönch oder Nonne aufgenommen werden.

N. 229. – Pour la dignité de patriarche, elle n’a jamais été rétablie, les grands revenus du patriarcat ayant été employés au payement des troupes (467).

REM. II. p. 176, l. 11. employés au payement des troupes. Jamais (MÜLLER: idem. Manque dans les REM. I.)

N. 230. – Il [le czar] a fondé à Moscou trois collèges, où l’on aprend les langues, et où ceux qui se destinaient à la prêtrise étaient obligés d’étudier. Une des réformes les plus nécessaires, était l’abolition, ou du moins l’adoucissement de trois carêmes… Aussi le czar dispensa-t-il au moins ses troupes et ses ouvriers de ces carêmes, dans lesquels d’ailleurs, s’il n’était pas permis de manger, il était d’usage de s’enivrer. Il les dispensa même de l’abstinence les jours maigres (édition 1759).

ЛОМ. I. chap. 6, p. 107. Трех школ духовных учреждений при Петре В. не было, а в Севском (1) монастыре школу основал царь Федор Алексеевич. Также три поста государь не уничтожил, а дал только волю.