Александр Пушкин – Полное собрание стихотворений (страница 35)
Charmante et jeune comme lui.
Mais, hélas! les vents, les tempêtes,
Ces fougueux enfants de l'Hiver.
Bientôt vont gronder sur nos têtes,
Enchainer l'eau, la terre et l'air.
Et plus de fleurs, et plus de rose!
L'aimable fille des amours
Tombe fanée, àpeine éclose;
Il a fui, le temps des beaux jours!
Eudoxie! airnez, le temps presse;
Profitez de vos jours heureux!
Est-ce dans la froide vieillesse
Que de l'amour on sent les feux?
Видали ль вы нежную розу,
Любезную дочь ясного дня,
Когда весной, едва расцветши,
Она являет образ любви?
Такою глазам нашим, еще прекраснее,
Ныне явилась Евдокия:
Не раз видела весна, как она расцветала,
Прелестная и юная, подобная ей самой.
Но увы! ветры и бури,
Эти лютые дети Зимы,
Скоро зареву над нашими головами,
Окуют воду, землю и воздух.
И нет более цветов, и нет более розы!
Любезная дочь любви,
Завянув, падает, едва расцветшая:
Миновала пора ясных дней!
Евдокия! любите! Время не терпит:
Пользуйтесь вашими счастливыми днями?
В хладной ли старости
Дано нам ведать пыл любви?
Mon portrait
Vous' me demandez mon portrait,
Mais peint d'après nature;
Mon cher, il sera bientôt fait,
Quoique en miniature.
Je suis un jeune polisson,
Encore dans les classes;
Point sot, je le dis sans façon
Et sans fades grimaces.
Onc il ne fut de babillard,
Ni docteur en Sorbonne —
Plus ennuyeux et plus braillard.
Que moi-même en personne.
Ma taille àcelles des plus longs
Ne peut être égalée;
J'ai le teint frais, les chevenz blonds
Et le tête bouclée.
J'aime et le monde et son fracas,
Je hais la solitude;
J'abhorre et noises, et débats,
Et tant soit peu l'étude.
Spectacles, bals me plaisent fort
Et d'aprés ma pensée,
Je dirais ce que j'aime encor…
Si n'étais au Lycée.
Après
celà, mon cher ami,
L'on peut me reconnaоtre:
Oui! tel que le bon dieu me fit,
Je veux toujours paraоtre.
Vrai démon pour l'espièglerie,
Vrai singe par sa mine,