Александр Дюма – Les Trois Mousquetaires. Уровень 1 / Три мушкетера (страница 2)
– Et j’en ai tué un avec sa propre épée[54], a dit Aramis, car la mienne s’est brisée.
– Je ne savais pas cela, a répondu M. de Tréville d’un ton un peu radouci.
Au même instant la portière s’est soulevée et on a vu un homme qui était noble et beau, mais très pâle.
– Athos! se sont écriés les deux mousquetaires.
– Vous m’avez demandé, monsieur, a dit Athos, et je suis ici. Voilà, monsieur, que me voulez-vous?
– J’ai dit à ces messieurs que les mousquetaires ne doivent pas se mettre en danger sans necéssité, parce que les braves gens sont bien chers au roi, et le roi sait que ses mousquetaires sont les plus braves gens de la terre. Votre main, Athos.
M. de Tréville a pris sa main droite et l’a serrée. Au même instant Athos, qui avait rassemblé toutes ses forces[55] pour lutter contre la douleur et, vaincu enfin par elle[56], est tombé sur le parquet comme s’il était mort.
– Un chirurgien! a crié M. de Tréville, le mien, celui du roi, le meilleur! Un chirurgien!
Tout le monde voulait voir le blessé, et la chambre est devenue trop animé. C’est pourquoi on a décidé d’emporter Athos dans une chambre voisine. Le chirurgien a dit que l’état du mousquetaire n’était pas grave, et sa faiblesse était causée par la perte du sang[57].
Puis M. de Tréville a fait un signe de la main, et tout le monde est sorti, excepté d’Artagnan qui n’a pas oublié qu’il avait audience et était demeuré à la même place.
M. de Tréville a oublié le jeune homme à cause de l’événement qui venait d’arriver. D’Artagnan lui a dit son nom et M. de Tréville s’est rappelé tous ses souvenirs du présent et du passé.
– J’ai beaucoup aimé monsieur votre père, il a dit, que puis-je faire pour son fils?
– Monsieur, a dit d’Artagnan, je voudrais vous demander une casaque de mousquetaire[58]. Mais après ce que j’ai vu ici je tremble de ne point la mériter[59].
– Je vous annonce avec regret, a répondu M. de Tréville, qu’on ne reçoit personne mousquetaire avant l’épreuve préalable. Mais en faveur de votre père, mon ancien compagnon, je veux faire quelque chose pour vous, jeune homme. Je crois que je peux vous aider avec l’argent.
D’Artagnan s’est redressé d’un air fier[60] pour montrer qu’il ne demandait l’aumône à personne[61].
– C’est bien, jeune homme, c’est bien, a continué de Tréville, je connais ces airs-là, je suis venu à Paris avec quatre écus dans ma poche, et je me serais battu avec quiconque m’aurait dit que je n’étais pas en état d’acheter le Louvre[62]. Vous avez donc besoin de vous perfectionner dans les exercices qui conviennent à un gentilhomme. Aujourd’hui j’écrirai une lettre au directeur de l’académie royale, et il vous recevra sans rétribution[63]. Vous apprendrez le manège du cheval[64], l’escrime et la danse; vous y ferez de bonnes connaissances.
D’Artagnan, déçu par sa réponse, a dit:
– Je vois maintenant que j’ai besoin de la lettre de recommendation de mon pêre. Elle m’a été volée!
Et d’Artagnan a raconté toute la scène de Meung. Il a décrit le gentilhomme inconnu et la femme qui s’appelait Milady. De Tréville lui a conseillé d’éviter les rencontres avec cet homme très dangereux.
– Vous êtes un honnête garçon, il a dit, mais dans ce moment je ne peux faire que ce que je vous ai offert tout à l’heure[65]. Mon hôtel vous sera toujours ouvert.
Au même moment de Tréville a vu que d’Artagnan rougissait de colère et s’est elancé hors du cabinet[66] en criant:
– Voilà mon voleur! Il ne m’échappera pas, cette fois!
Et le jeune homme a disparu.
Chapitre IV
D’Artagnan, furieux, s’élançait sur l’escalier, et tout à coup, il est allé donner tête baissée dans un mousquetaire[67] qui sortait du cabinet de M. de Tréville.
– Excusez-moi, a dit d’Artagnan, excusez-moi, mais je suis pressé[68].
– Vous me heurtez, vous dites: «Excusez-
moi», et vous croyez que cela suffit? a répondu le mousquetaire.
D’Artagnan a reconnu Athos dans cet homme.
– J’ai dit: «Excusez-moi.» Il me semble donc que c’est assez. Je vous prie, et laissez-moi aller où j’ai affaire[69].
– Monsieur, a dit Athos, vous n’êtes pas poli.
– Ce n’est pas vous qui me donnerez une leçon de belles manières[70], je vous préviens. Ah! si je n’étais pas si pressé, et si je ne courais pas après quelqu’un…
– Monsieur l’homme pressé, vous me trouverez sans courir, entendez-vous?
– Et où, s’il vous plaît?
– Près des Carmes-Deschaux[71].
– À quelle heure?
– Vers midi.
– Vers midi, c’est bien, j’y serai.
– Tâchez de ne pas me faire attendre[72], car à midi un quart je courrai après vous et vous couperai les oreilles.
– Bon! lui a crié d’Artagnan, j’y serai à midi moins dix minutes[73].
Et il s’est mis à courir, espérant retrouver encore son inconnu.
Mais, à la porte de la rue, il a vu Porthos avec un garde. D’Artagnan a décidé de passer comme une flèche entre eux deux. Mais quand il allait passer, le vent a monté le manteau de Porthos. D’Artagnan est venu donner droit dans le manteau[74]. Et maintenant le jeune homme a compris pourquoi Porthos portait ce manteau: c’était un moyen de cacher le côte opposé du magnifique baudrier que nous déjà connaissons. Ce baudrier était d’or par-devant et de simple buffle par-derrière[75].
– Vous êtes donc enragé de vous jeter comme cela sur les gens! a crié Porthos faisant tous ses efforts pour se débarrasser de d’Artagnan[76].
– Excusez-moi, mais je suis très pressé, je cours après quelqu’un, et…
– Est-ce que vous oubliez vos yeux quand vous courez, par hasard[77]? a demandé Porthos.
– Non, a répondu d’Artagnan, non, et grâce à mes yeux je vois même ce que ne voient pas les autres.
Porthos a compris ou n’a pas compris, mais il était en colère. Il a fait un mouvement pour se précipiter sur d’Artagnan.
– Plus tard, plus tard, lui a crié d’Artagnan, quand vous n’aurez plus votre manteau.
– À une heure donc, derrière le Luxembourg[78].
– Très bien, à une heure, a répondu d’Artagnan en tournant l’angle de la rue.
Mais dans la rue il n’a vu personne. Peut-être, le gentilhomme inconnu est entré dans une quelque maison.
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